Ou pourquoi nous avons
du souci à nous faire pour nos libertés.
Une note officielle passée quasiment inaperçues de la Banque Centrale Européenne publiée le 19 janvier 2009… Une note par laquelle la dite banque imaginait les conséquences d’une rupture d’un État membre avec la monnaie "unique"… Sur fond de sirtaki ? En son temps, le "Vrai Débat" qualifiait l’évènement de "totalement inaperçu". Dans son introduction, la B.C.E. précisait que "les développements récents ont peut-être accru le risque de sécession, et l'urgence de le considérer comme un scénario possible". C'était avant les évènements en Grèce... Il est vrai qu’alors plusieurs pays de la zone euro portaient une bien triste mine. La Grèce, bien sûr, avec un déficit supérieur à 12% de son P.I.B., une dette coquette à plus de 115% de son P.I.B. Et pour se consoler la patrie de la Démocratie pouvait loucher en direction de quelques voisins : Portugal, Irlande, Italie ou Espagne, méchamment (et trivialement) par les anglo-saxons les "PIGs"… En janvier 2009, mais bien avant aussi, les esprits les plus bornés pouvaient sans effort se rendre à l’évidence : nous étions aux antipodes des promesses de l’euro ! De cet euro qui était le noble rempart contre la crise. La réalité est tout autre. Mais vivons nous dans un monde réel ? Que ce soit dans les domaines économiques ou sociaux ou autres, les eurolâtres vivent dans un ailleurs suicidaire. Depuis plus de 15 ans ils sont vautrés dans une croissance molle et qu’importe si la récession est, elle, parmi les plus performantes !
"Les pays cités précédemment concentrent toutes les difficultés de la zone euro, en les amplifiant. Privés de leur arme monétaire face à la crise, et ne pouvant compter sur une B.C.E. tenue d'agir selon une «moyenne européenne», ils se retrouvent presque totalement démunis, contraints d'observer sans réagir l'explosion du chômage, de leur dette et l'effondrement de leur économie. C'est pour cette raison, parce que la crise a révélé les failles structurelles de la monnaie unique, que l'édifice européiste apparaît tel qu'il est en réalité : totalement vermoulu."
Mais reconnaissons à cette un grand mérite qui pourrait inciter à quelque vertu : "la dislocation de la zone euro n'est plus seulement virtuelle."
Et les commentaires du "Vrai Débat" de préciser le prix à payer pour la vertu :
" …elle montre aussi combien l'idéologie est en Europe plus forte que les faits : ce document est un violent condensé de menaces contre les pays qui seraient tentés de retrouver leur liberté monétaire, qui nous laisse penser que la solidarité européenne dont se targuent les idéologues de l'U.E. fonctionne tant qu'on accepte de rester dans les clous du projet européiste. Si par malheur un ou plusieurs pays avaient la prétention de s'en écarter, ils devraient subir les foudres d'une superstructure bien décidée à défendre son pré-carré ! Ainsi, alors que rien dans les Traités européens ne le prévoient, la B.C.E. précise que la sortie de la zone euro signifierait l'expulsion immédiate de l'Union européenne...
Elle affirme que "50 ans de construction européenne" ont créé "un nouvel ordre juridique" qui transcende "le concept largement obsolète de souveraineté" et imposent une "limitation permanente du droit des États".
Oui, vous avez bien lu, la Banque européenne avoue explicitement que le concept de souveraineté, fondement de nos démocraties depuis deux siècles, est "largement obsolète" et que les États doivent sans cesse restreindre leur droit (donc leur liberté, au détriment bien évidemment de la démocratie et du libre choix des peuples). Ce contexte posé, la B.C.E. rappelle que "aucun État ne peut espérer un traitement spécial". La flexibilité est bonne pour les autres, notamment les salariés, mais sûrement pas pour l'Europe qui restera, on peut lui faire confiance, droite dans ses bottes...
Ce document est donc intéressant à deux points de vue : il prouve d'abord que l'euro est bien menacé (ce qui représente bien un "risque", comme on l'entend partout en France, mais d'abord pour les eurocrates qui prospèrent sur ce système...), et il montre le vrai visage de l'Union européenne : une machine de plus en plus ouvertement en rupture avec la démocratie et de plus en plus menaçante avec toutes les tentatives de "dissidence". Cette note n'a pas été publiée au hasard. Elle vise à faire pression sur la Grèce, et les autres pays tentés par la restauration de leurs marges de manœuvre monétaires. Il s'agit d'effrayer ces pays en les stigmatisant, et en faisant planer de lourdes menaces sur leur avenir. L'objectif attendu est simple : ces pays devront se soumettre, conserver l'euro, couper à la hache dans leurs dépenses, quitte à sacrifier l'emploi et le social. La Grèce prévoit 22% de chômage cette année. Si on lui appliquait les méthodes de calcul américaines, ce taux avoisinerait les 30%... Mais tant qu'elle reste dans l'euro, tout va bien !
De pertinentes observations qui datent d'il y a plus d’un an… Et une Europe qui montre son vrai visage, loin de celui que nous aimerions voir et auquel nous croyons : "50 ans de construction européenne" ont créé "un nouvel ordre juridique" qui transcende "le concept largement obsolète de souveraineté" et imposent une "limitation permanente du droit des États"... Ne nous demandez plus pourquoi "votre fille est muette"... Tous les Diafoirus européens vous donnent la réponse !
" …elle montre aussi combien l'idéologie est en Europe plus forte que les faits : ce document est un violent condensé de menaces contre les pays qui seraient tentés de retrouver leur liberté monétaire, qui nous laisse penser que la solidarité européenne dont se targuent les idéologues de l'U.E. fonctionne tant qu'on accepte de rester dans les clous du projet européiste. Si par malheur un ou plusieurs pays avaient la prétention de s'en écarter, ils devraient subir les foudres d'une superstructure bien décidée à défendre son pré-carré ! Ainsi, alors que rien dans les Traités européens ne le prévoient, la B.C.E. précise que la sortie de la zone euro signifierait l'expulsion immédiate de l'Union européenne...
Elle affirme que "50 ans de construction européenne" ont créé "un nouvel ordre juridique" qui transcende "le concept largement obsolète de souveraineté" et imposent une "limitation permanente du droit des États".
Oui, vous avez bien lu, la Banque européenne avoue explicitement que le concept de souveraineté, fondement de nos démocraties depuis deux siècles, est "largement obsolète" et que les États doivent sans cesse restreindre leur droit (donc leur liberté, au détriment bien évidemment de la démocratie et du libre choix des peuples). Ce contexte posé, la B.C.E. rappelle que "aucun État ne peut espérer un traitement spécial". La flexibilité est bonne pour les autres, notamment les salariés, mais sûrement pas pour l'Europe qui restera, on peut lui faire confiance, droite dans ses bottes...
Ce document est donc intéressant à deux points de vue : il prouve d'abord que l'euro est bien menacé (ce qui représente bien un "risque", comme on l'entend partout en France, mais d'abord pour les eurocrates qui prospèrent sur ce système...), et il montre le vrai visage de l'Union européenne : une machine de plus en plus ouvertement en rupture avec la démocratie et de plus en plus menaçante avec toutes les tentatives de "dissidence". Cette note n'a pas été publiée au hasard. Elle vise à faire pression sur la Grèce, et les autres pays tentés par la restauration de leurs marges de manœuvre monétaires. Il s'agit d'effrayer ces pays en les stigmatisant, et en faisant planer de lourdes menaces sur leur avenir. L'objectif attendu est simple : ces pays devront se soumettre, conserver l'euro, couper à la hache dans leurs dépenses, quitte à sacrifier l'emploi et le social. La Grèce prévoit 22% de chômage cette année. Si on lui appliquait les méthodes de calcul américaines, ce taux avoisinerait les 30%... Mais tant qu'elle reste dans l'euro, tout va bien !
De pertinentes observations qui datent d'il y a plus d’un an… Et une Europe qui montre son vrai visage, loin de celui que nous aimerions voir et auquel nous croyons : "50 ans de construction européenne" ont créé "un nouvel ordre juridique" qui transcende "le concept largement obsolète de souveraineté" et imposent une "limitation permanente du droit des États"... Ne nous demandez plus pourquoi "votre fille est muette"... Tous les Diafoirus européens vous donnent la réponse !
Largement inspiré d'un billet de Portemeont (30/03/2010)

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