31.1.09

Bernard Kouchner : le premier qu'il faudra entarter (et encore je suis gentil)

Je ne sais pas vous mais ce bonhomme m'a toujours porté sur les nerfs. Arrogant, prétentieux, l'air pas très catholique, qui se retrouve, tout socialiste mitterandien qu'il était, ministre des Affaires Etrangères sans être diplomate, et qui veut faire du Quai, le "ministère de la mondialisation"... L'archétype de cette pseudo-élite parisienne dont les jours sont comptés et qui disparaitra de la mémoire de l'humanité en même temps que sa prétention et sa bêtise. Peuple de France, ta diplomatie est entre de sales mains. Il va falloir songer à nous réveiller et à bouter cette clique d'opportunistes loin du pouvoir. Préparons les tartes à la crème. Kouchner en mérite une belle et bien grasse ! Quelle suffisance. Non décidément je n'aime pas les faussaires ni les escrocs. La rumeur dit même que médecin il était pitoyable et que M.S.F. fut une aubaine pour lui. La preuve, le président l'a choisi pour occuper la direction du Quai d'Orsay. Quelle misère.

20.1.09

L'un de nos meilleurs rois mais ils le furent quasiment tous.

"Un souverain ne saurait rien de plus que d'inspirer à sa nation une grande idée d'elle-même". Lequel de nos rois a bien pu écrire cette phrase si belle et si forte ? Auriez-vous pensé à Louis XVI l'infortuné que deux siècles de propagande républicaine et laïque ont dépeint comme un petit gros, imbécile indécis et couard, soumis aux caprices d'une épouse dépensière sotte et capricieuse. Une institutrice un peu limitée apprenait même à la classe d'une de mes filles qu'il avait fallu tailler des arcs de cercles dans toutes les tables du palais de Versailles pour permettre à ce roi obèse de s'asseoir pour manger... Quelle infamie. En fait il était très grand pour l'époque, peu à l'aise en public certes et à la démarche hésitante. Mais au milieu de son peuple ou parmi ses ministres, il en imposait par sa bonté sincère avec les uns, sa connaissance parfaite et détaillée des dossiers avec les autres. On ne nous apprend pas cela dans les livres d'histoire de la République. Depuis 1793 (et même avant), on nous rabat les oreilles avec une caricature acerbe et des mensonges éhontés. Propagande. Il fallait bien couvrir le dégoût du peuple pour ce parricide sans vraie justification que la soif de pouvoir et de richesse des nouveaux maîtres de la France. Le roi et la reine étaient très proches et partageaient le même goût pour la simplicité. Pour lui, ce fut la chasse, pour elle la Hameau et Trianon. Marie-Antoinette arrivée pleine de prévention contre son mari, fut conquise peu à peu par sa bonté et sa générosité. Elle l'aima tendrement. L'insurrection de 1789 les trouva tous deux en deuil : leur fils aîné, le dauphin qu'ils aimaient comme on aimait peu à l'époque, mourut quelques jours avant la prise de la bastille. Le mouvement populaire ne les toucha pas à côté de ce malheur qui venait de les frapper. La reine se rapprocha du roi et bien que plus conservatrice, elle partageait avec lui la même foi et se rangea à l'avis du souverain lorsqu'il refusa la constitution civile du clergé, véritable dénaturation de la Sainte Église.
Le roi finança de nombreuses expéditions scientifiques sur ses propres deniers. Avec ses deniers justement et ceux de la reine, ils aidaient beaucoup de pauvres. Louis XVI dépensait peu pour lui. Des peintures, des meubles, des chevaux parfois, mais surtout des livres. Histoire, géographie, économie, diplomatie... Il possédait une bibliothèque scientifique de très haut niveau.
En d'autres temps, il aurait été adoré par son peuple, il fut longtemps respecté mais pas par les courtisans qui méprisaient sa simplicité et son humanité. Aimé, il le fut jusqu'à l'infâme travail de sape organisé peu à peu par les révolutionnaires. La guerre d'indépendance d'Amérique qui fut si coûteuse et qu'il hésita d'entreprendre tant il craignait pour la vie de ses sujets, fut décidée dans son cabinet avec une vision géopolitique globale et très sophistiquée qui surprit ses ministres à qui il en remontrait. Il voulait une France puissante et sa marine surpassait alors celle de l'Angleterre. Il réorganisa l'armée, songeant à ouvrir les grades supérieurs aux officiers issus du peuple. Il réfléchit aussi sur la réforme des impôts et voulait faire payer chacun selon ses revenus. Il travailla avec d'éminents juristes pour élaborer ce qui deviendra plus tard le code Napoléon et qui aurait pu être dans l'histoire le Code Louis. Il lutta pour imposer l'abolition de l'esclavage et la suppression de la torture. Il était contre la peine de mort et voulut réformer les prisons. Il dénoua le joug qui pesait sur les juifs comme sur les protestants... Sa passion pour la science permit à celle-ci de faire des progrès que la révolution anéantit d'un coup. Lorsque la première montgolfière s'élança dans le ciel, il voulut être du voyage mais on l'en empêcha. Il imposa les tubercules de Parmentier à la table de Versailles et s'en régala ostensiblement pour décider le peuple à en manger. Oui, Louis XVI fut le premier à manger des pommes de terre. Expert en botanique, il entendait avec intérêt les rapports des jardiniers du Potager de Versailles sur l'évolution des nouvelles variétés de fruits et de légumes dont la culture pourrait soulager la misère et éloigner les famines.
Ce n'était ni un guerrier ni un politique. Il était trop franc, trop droit, trop respectueux des autres. Presque trop croyant. Il ne voyait que la bonté et la charité et pensait que tout le monde agissait avec le même état d'esprit. Il montra certes beaucoup trop de faiblesse parce qu'il ne voulut pas imposer une fermeté qui eut pu coûter des vies. Erreur. Refuser de faire tirer sur les hordes qui envahirent les Tuileries amena les massacres que l'on sait. Il le regretta. Il n'eut jamais un mot dur pour sa cour qui lui devait tout mais l'abandonna en quelques jours, désertant les salons et les couloirs où elle passait sa vie, cherchant un regard, un signe, un sourire de son souverain. Combien d'ex-courtisans furent prêts une fois la révolution en marche à se dresser contre les infâmes qui mirent la France à terre et tuèrent le père ? Bien peu hélas.
Oui, Louis XVI fut un bon roi. Un grand roi. Il accepta les privations, les vexations et les atteintes à sa dignité comme à celle de la couronne, tant qu'il jugea que cela était pour le bien de la France. Mais lorsque les révolutionnaires s'en prirent à la religion, il refusa de se soumettre. Il voulut fuir, reprendre le pouvoir parce que fils aîné de l'Église, il devait défendre l'Église. Cela lui coûta la vie et à la France la terreur. L'immonde terreur, et le massacre de milliers d'innocents, famille royale en tête, qu'il nous demanda de ne jamais chercher à venger.
Voilà pourquoi, lorsque j'entends toutes les bêtises que l'on profère à son encontre, j'ai envie de jeter mes chaussures (pas mes Church mais de vieilles Pataugas sales et usées) à la figure des sots et des incultes qui rient de ce monarque. Mieux, je voudrais leur lancer au visage une de ces tartes à la crème que certains crétins médiatiques ont déjà eu le privilège de se prendre en pleine g..... (allez vous êtes sûrement comme moi, cela vous démange quand vous voyez ou entendez certaines "pipeule" qui ne sont que faussaires et crétins patentés, terrible désolation pour notre nation, ces tout-petits qui se prétendent importants : Bernard-Henry Lévy et Arielle Dombasle, Bernard Kouchner, Patrick Poivre d'Arvor, Lionel Jospin, Ségolène Royal, Rachida Dati, Thierry Ardisson, Fogiel, etc...). Mais tout cela est une autre histoire et la leur est en train peu à peu de toucher à sa fin...
Mais revenons à notre bon roi Louis. Il perdit la vie, en martyr, le 21 janvier 1793, sur la place de la Concorde. Une mort inutile.

10.1.09

Malades,pauvres et en retard...

Publié l'été dernier sur le blog de la Charente-Libre, ce texte d'humeur de Jacques GUYON qu'il fallait absolument que je vous fasse lire. Derrière l'humour, il y a vraiment de quoi pleurer. Bien entendu, tout cela doit être nuancé, comme pour le RMI, il y a des professionnels de la combine qui se retrouvent bénéficiaires de la CMU sans y avoir droit... Mais bon est-ce une raison ? Quand on vous dit que nous vivons un fascisme ordinaire et encore discret. Mais ce qui est rassurant, c'est que loin au-dessus de ces petits messieurs qui ne perçoivent la vie qu'au prisme du profit et de l'argent, il existe des hommes et des femmes, discrets, humbles et déterminés qui se frayent un chemin dans nos coeurs, et ont choisi de servir "Nos seigneurs les pauvres et les malades".
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écidément, l'aphorisme selon lequel il vaut mieux être riche et bien portant que pauvre et malade est plus que jamais d'actualité. Toutes les recettes semblent en effet désormais bonnes à prendre pour remettre la Sécu à flot. Et peu importe si ce sont les plus faibles qui trinquent. Après les taxes sur l'alcool, après la traque aux fumeurs et en attendant l'éradication des obèses, lesquels font l'objet d'une attention particulièrement intéressée de la part de Bercy et du ministère de la Santé, voilà que ce sont maintenant les "bénéficiaires" de la Couverture Maladie Universelle qui sont dans le collimateur. Dans une circulaire passée inaperçue avant qu'un collectif de médecins généralistes ne s'émeuve et alerte le journal L'Humanité, en même temps que la Haute autorité de lutte contre les discriminations, le directeur de la Caisse d'Assurance-maladie invite ainsi le corps médical à signaler les bénéficiaires du CMU qui auraient des "comportements inappropriés". Et le directeur de la CNAM d'expliciter sa pensée: on ne peut pas prétendre continuer à bénéficier du CMU, et donc à se faire soigner sans débourser un euro, si on est en retard à un rendez-vous médical, si on n'a pas pris soin de prévenir pour l'annuler, si on suit mal ou, pire, si on interrompt ses traitements et enfin si on présente à son praticien des... "exigences exorbitantes". Même si ce dernier critère reste ambigu, on ne peut s'empêcher de penser que ce qui apparaît sans doute "exorbitant" à la CNAM, c'est la gratuité des soins accordés à des pauvres lesquels ont, en plus, l'outrecuidance de se comporter comme s'ils étaient... comme les autres. On ne peut évidemment s'empêcher de penser qu'au train où vont les choses, la CNAM ne va pas tarder à étoffer sa liste des "comportements inappropriés". Est-il en effet tolérable que des malades bénéficiant de la CMU continuent à fumer leur clope, à se payer un apéro de temps en temps, à manger gras, à refuser de faire l'effort de "manger au moins cinq fruits ou légumes par jour" ? Tout ça rappelle furieusement les dames patronnesses du Grand Jacques et leur façon de gérer leurs bonnes œuvres en fonction de leurs "bons" pauvres... L'ennui, c'est que même si parfois les bénéficiaires du CMU arrivent en retard à leurs rendez-vous, ils sont de plus en plus nombreux à faire la queue dans les salles d'attente: aujourd'hui 17% des enfants de moins de 10 ans vivent dans un foyer CMU...

8.1.09

Le culturalisme comme le culturisme : de l'indigence mentale à l'état pur.

On a critiqué sa coiffure, son langage trop clair et trop peu politiquement correct. Madame Le Pourhiet, professeur de Droit Public a su exprimer devant la commission des lois de l'Assemblée Nationale, présidée alors par Monsieur Accoyer, l'aversion du droit pour ces aberrantes lois mémorielles qui sont autant d'outils supplémentaires vers la décrébralisation du peuple français. L'écouter est un régal et savoir que l'Université le plus souvent demeure lucide face aux exactions fascisantes de nos parlementaires de plus en plus incultes est bien réconfortant. Gageons que notre peuple un jour va se réveiller et que sa réaction sera un formidable coup de grisou qui réoxygènera la nation ! Merci Madame Le Pourhiet pour cette mise au point sans concession et fort salutaire. mais nos élus auront-ils entendu voire compris votre plaidoierie ? Tout le monde sait qu'il n'y a pas plus sourd que le sourd qui ne veut pas entendre. Dieu sait combien nos élus sont durs de la feuille !