Je n'ai pas regardé le débat entre Rousset et Juppé. Le vrai débat il a lieu tous les jours : depuis quelques années, un homme et une équipe - dont on peut décrier certains membres - ont métamorphosé la ville. Elle est redevenue belle, vivante, dynamique, joyeuse, festive. Bien sûr il reste beaucoup à faire mais tout ne peut se faire en un clin d'oeil. Il fallait débloquer les mentalités, modifier les esprits, rogner les habitudes et les privilèges. C'était la première étape. Nettoyer, laver, régénérer. Juppé s'y est employé avec une maestria que tous reconnaissent - même ses adversaires.
Maintenant, il y a les autres étapes. Notamment le temps de la culture. Le maire avait promis que son prochain mandat serait dévolu à la culture. Comme pour nombre d'hommes politiques, ce n'est pas naturellement une priorité pour lui mais il sait combien aujourd'hui, avec le tourisme, la politique culturelle de la ville est importante et combien elle doit être soutenue, développée. On ne peut toujours pas en dire autant de la Région où Rousset se moque depuis longtemps de la culture (il suffit d'aller voir la part de budget qu'y consacre son administration et celle en comparaison du budget de la ville...).
Maintenant, il y a les autres étapes. Notamment le temps de la culture. Le maire avait promis que son prochain mandat serait dévolu à la culture. Comme pour nombre d'hommes politiques, ce n'est pas naturellement une priorité pour lui mais il sait combien aujourd'hui, avec le tourisme, la politique culturelle de la ville est importante et combien elle doit être soutenue, développée. On ne peut toujours pas en dire autant de la Région où Rousset se moque depuis longtemps de la culture (il suffit d'aller voir la part de budget qu'y consacre son administration et celle en comparaison du budget de la ville...).Mais déjà, la machine est en route : il n'y a jamais eu autant d'évènements, de manifestations culturelles à Bordeaux. Pour qui veut sortir, il est possible de trouver un concert, un ballet ou une représentation théâtrale chaque jour. Le conflit avec l'Utopia est en train de trouver sa solution et nous verrons bientôt la Municipalité réconciliée avec l'Utopia et son public. Sigma a été trop vite enterré - erreur de jeunesse d'une nouvelle équipe qui devait remplir les caisses et avait le devoir d'arrêter les hémorragies - Nov'art se rode. De grands projets sont près de voir le jour dont le rayonnement international rejaillira sur Bordeaux et sur les bordelais.
Et Rousset voudrait qu'on lui laisse la mairie pour toucher tous les dividendes du travail effectué par Juppé. Quelle incongruité. Alors son équipe s'essaie sur le social - sujet fort sensible pour les nouveaux bordelais arrivés grâce à Alain Juppé mais qui n'ont pas (encore) voté pour lui - parce que nous manquons encore de logements sociaux mais là aussi c'est une question de tranche de travaux, de priorités. L'administration Juppé a reconstruit les écoles, rénové les centres d'animation, les équipements sportifs, mis en place une véritable politique d'accès aux loisirs pour les moins bien lotis d'entre nous. Pas besoin d'être encarté à l'UMP pour reconnaître les excellents résultats. Bordeaux fait mieux que Paris en matière de vélos, le tourisme se développe à vitesse grand V... Alors quand j'entends Rousset dire qu'il veut faire entrer Boredux dans la modernité, j'ai envie de prendre pour lui un rendez-vous chez un bon ophtalmo. Qu'il chausse des lunettes et regarde. S'il est de bonne foi - ce dont je doute finalement de plus en plus chaque jour - il lui faudra bien reconnaître que les bordelais ne l'ont pas attendu et qu'avec Juppé, cette modernité, elle est bien là et ne va pas s'arrêter en chemin !
Alors pourquoi changer une équipe qui gagne et donner un blanc- seing à un ambitieux qui avait dit un jour aux pessacais, quand ils l'ont élu contre Dalbos (j'étais chargé par J.P. Raffarin, alors l'un des patrons de Bernard Krief de la communication de la mairie et du maire sortant) qu'il ne les laisserait jamais pour d'autres fonctions que celle de premier magistrat de Pessac ! Ce que l'ambition nous fait faire tout de même...

