Il y a longtemps que je n'avais pas eu envie de pousser un coup de gueule. Violent ce premier de l'année. Imaginez un peu. Au sortir des fêtes avec toutes les dépenses que cela signifie et en dépit de tous les efforts faits pour dépenser intelligent et ne pas succomber aux sirènes de la consommation forcée dont les grands magasins et autres super-hyper-marchés sont les champions, il fallait bien fêter les rois.
A Bordeaux, la tradition, c'est le brioché. Une moelleuse pâte à brioche onctueuse recouverte de sucre. Chaque boulanger, chaque pâtissier a sa recette, son coup de main. Chez certains la pâte est semblable à celle des pains au lait, jaune et dense. Chez d'autres c'est une brioche en forme de couronne. Toujours la même croûte fine et dorée recouverte de ces petites boules de sucre blanc qui se répandent toujours autour et agrémentée par la vendeuse juste avant d'être emballé, par du sucre glace. Je vais donc samedi en fin d'après-midi à la recherche d'un bon gâteau des rois. Un pâtissier du quartier des Grands Hommes, connu pour la qualité de ses produits, avait encore quelques pièces dans sa vitrine. Profitant du dernier dimanche des vacances, j'avais réuni chez moi une dizaine de membres de la famille. Le gâteau devait être assez gros. Il n'y en avait plus que des petits (4 parts) ou des moyens (6 parts). Le premier modèle était à 12 euros. Le second à 19,50 ! 19,50 euros pour un morceau de pâte à brioche cuit en couronne et garni de sucre. Cela correspond exactement à 127,91 francs d'avant l'euro ! 127,91 francs. J'ai donc acheté mon (cher) brioché et, furieux, je suis vite rentré chez moi pour rechercher dans mes carnets d'avant l'euro le prix des briochés que j'achetais à l'époque. Le dernier acheté et payé en Francs m'avait coûté 24 francs. 12 parts. Soit 2 francs la part. Ce qui déjà à l'époque paraissait assez chez. 24 francs, chers lecteurs, cela fait 3,66 euros ! Mon budget hebdomadaire consacré aux pâtisseries et autres friandise - bref au superflu - de ce temps-là était d'environ 100 à 120 Francs soit 15 à 18 euros ! Et mes enfants en manquaient de rien : petits gâteaux, bonbons, pains au chocolat et pains au lait, chaussons aux pommes et cannelés, glaces... Bête comme je suis, je me dis que plutôt que chercher à travailler plus pour gagner plus, je devrais plutôt chercher à consommer moins pour dépenser moins. Premier pas. Deuxième pas devenir prosélyte et clamer à qui veut m'entendre qu'on se fiche de nous et que nous nous faisons avoir jusqu'au coude avec l'euro, les jolis mots de nos gouvernants, la propagande européenne, la consommation et la croissance. Je me trompe où nos revenus n'ont pas augmenté dans les mêmes proportions que ce brioché vendu par un pâtissier que je considère aujourd'hui comme un voleur et un escroc. Le prix de la farine, des oeufs, du sucre et des autres ingrédients a-t-il à ce point augmenté qu'il entraîne une telle répercussion sur nos porte-monnaies ? L'électricité, l'eau, le gaz, les charges sociales justifient-elles cette augmentation ? Si vous avez une réponse logique aux prix pratiqués par cet artisan (et par nombre de ses confrères) donnez-la moi, je la publierai aussitôt !
A Bordeaux, la tradition, c'est le brioché. Une moelleuse pâte à brioche onctueuse recouverte de sucre. Chaque boulanger, chaque pâtissier a sa recette, son coup de main. Chez certains la pâte est semblable à celle des pains au lait, jaune et dense. Chez d'autres c'est une brioche en forme de couronne. Toujours la même croûte fine et dorée recouverte de ces petites boules de sucre blanc qui se répandent toujours autour et agrémentée par la vendeuse juste avant d'être emballé, par du sucre glace. Je vais donc samedi en fin d'après-midi à la recherche d'un bon gâteau des rois. Un pâtissier du quartier des Grands Hommes, connu pour la qualité de ses produits, avait encore quelques pièces dans sa vitrine. Profitant du dernier dimanche des vacances, j'avais réuni chez moi une dizaine de membres de la famille. Le gâteau devait être assez gros. Il n'y en avait plus que des petits (4 parts) ou des moyens (6 parts). Le premier modèle était à 12 euros. Le second à 19,50 ! 19,50 euros pour un morceau de pâte à brioche cuit en couronne et garni de sucre. Cela correspond exactement à 127,91 francs d'avant l'euro ! 127,91 francs. J'ai donc acheté mon (cher) brioché et, furieux, je suis vite rentré chez moi pour rechercher dans mes carnets d'avant l'euro le prix des briochés que j'achetais à l'époque. Le dernier acheté et payé en Francs m'avait coûté 24 francs. 12 parts. Soit 2 francs la part. Ce qui déjà à l'époque paraissait assez chez. 24 francs, chers lecteurs, cela fait 3,66 euros ! Mon budget hebdomadaire consacré aux pâtisseries et autres friandise - bref au superflu - de ce temps-là était d'environ 100 à 120 Francs soit 15 à 18 euros ! Et mes enfants en manquaient de rien : petits gâteaux, bonbons, pains au chocolat et pains au lait, chaussons aux pommes et cannelés, glaces... Bête comme je suis, je me dis que plutôt que chercher à travailler plus pour gagner plus, je devrais plutôt chercher à consommer moins pour dépenser moins. Premier pas. Deuxième pas devenir prosélyte et clamer à qui veut m'entendre qu'on se fiche de nous et que nous nous faisons avoir jusqu'au coude avec l'euro, les jolis mots de nos gouvernants, la propagande européenne, la consommation et la croissance. Je me trompe où nos revenus n'ont pas augmenté dans les mêmes proportions que ce brioché vendu par un pâtissier que je considère aujourd'hui comme un voleur et un escroc. Le prix de la farine, des oeufs, du sucre et des autres ingrédients a-t-il à ce point augmenté qu'il entraîne une telle répercussion sur nos porte-monnaies ? L'électricité, l'eau, le gaz, les charges sociales justifient-elles cette augmentation ? Si vous avez une réponse logique aux prix pratiqués par cet artisan (et par nombre de ses confrères) donnez-la moi, je la publierai aussitôt !Pour ma part, je renonce à consommer ce genre de produits. Je renonce à me servir chez ce pâtissier et je décide, comme un contre-poison de ne plus rien acheter autre qu'indispensable pendant tout le reste du mois. Je ferai cela le plus souvent possible et comme je souhaite vivre mieux, sans stress, ni inquiétude, ni indigestion, je vais travailler moins pour gagner moins et vivre mieux. Et puis j'aurai davantage de temps pour faire moi-même, avec mes enfants, de bons briochés. Nous avons calculé qu'avec le prix payé à ce pâtissier, je pouvais acheter suffisamment de farine, d'oeufs, de sucre, de lait et de levure pour faire au moins une dizaine de gâteaux. cela ramène le brioché à moins d'un euro soit 6,5 Francs. Là, je suis d'accord. Et pourquoi pas les mettre en vente dans la rue. Pas de bénéfice en vue mais on ferait des heureux et tout le monde se régalerait ! Mais je suis certainement le dernier des imbéciles pour raisonner ainsi. C'est curieux, je rencontre tous les jours au marché ou dans les magasins des gens qui raisonnent comme moi. Tous des imbéciles...
