Je ne sais pas si vous pensez comme moi mais à écouter un entretien accordé par Xavier Darcos en octobre dernier à l'Express (visible sur le site du magazine), je me demande si nous ne marchons pas sur la tête. Le ministre présentait les grandes idées de "sa"réforme du Lycée. Le premier argument, présenté comme indubitablement important, sur lequel il insiste porte sur le nombre d'heures de cours. 30% de plus que les lycéens des autres pays d'Europe, vous vous rendez compte ?" assène-t-il avec emphase ! Mais que dirait-on alors du nombre d'heures dans les lycées d'il y a vingt trente ou cinquante ans, voire avant ? Nos chers petits qui sortent souvent du lycée sans rien savoir ou pas grand chose, tellement on saucissonne, tellement on bifurque et on édulcore les programmes, auraient trop d'heures de cours... Il parait, selon le ministre, que nous sommes tous d'accord là-dessus.
Et bien moi je ne suis pas d'accord. J'ai ressorti de mes cartons, l'emploi du temps de ma sixième, au Lycée Montaigne, en 1967. Avec en vrac, le latin obligatoire, l'anglais l'espagnol ou l'allemand (ou le russe), la chimie, la physique, l'histoire-géographie, les mathématiques, le français, les sciences naturelles (n'était-ce pas plus joli comme appellation que S.V.T. ?), j'avais cours du lundi au vendredi, de 8 heures à midi et de 14 heures à 17 heures, le jeudi matin de 9 heures à midi et le samedi matin de 8 heures à midi. Il y avait quinze jours de vacances à Noël, quinze jours à Pâques, les jours fériés et 45 jours l'été. Nous avions des devoirs à la maison, des heures de permanence surveillée où on nous donnait souvent des exercices et en plus de ces horaires de cours, nous étions presque tous inscrits à des activités supplémentaires (théâtre, chorale, compétitions, club chimie, philatélie, journal du lycée, etc...). sauf erreur nous avions en 6e, 32 heures de cours par semaine, plus les heures d'études et les heures dévolues aux activités extra-scolaires organisées dans l'établissement et plus ou moins obligatoires. Moins de vacances, beaucoup plmus d'heures que le reste du monde ? En tout cas des cerveaux mieux remplis, des apprentissages mieux acquis et des lycéens qui autant que je m'en souvienne ne se plaignaient pas de crouler sous les charges horaires...
Et bien moi je ne suis pas d'accord. J'ai ressorti de mes cartons, l'emploi du temps de ma sixième, au Lycée Montaigne, en 1967. Avec en vrac, le latin obligatoire, l'anglais l'espagnol ou l'allemand (ou le russe), la chimie, la physique, l'histoire-géographie, les mathématiques, le français, les sciences naturelles (n'était-ce pas plus joli comme appellation que S.V.T. ?), j'avais cours du lundi au vendredi, de 8 heures à midi et de 14 heures à 17 heures, le jeudi matin de 9 heures à midi et le samedi matin de 8 heures à midi. Il y avait quinze jours de vacances à Noël, quinze jours à Pâques, les jours fériés et 45 jours l'été. Nous avions des devoirs à la maison, des heures de permanence surveillée où on nous donnait souvent des exercices et en plus de ces horaires de cours, nous étions presque tous inscrits à des activités supplémentaires (théâtre, chorale, compétitions, club chimie, philatélie, journal du lycée, etc...). sauf erreur nous avions en 6e, 32 heures de cours par semaine, plus les heures d'études et les heures dévolues aux activités extra-scolaires organisées dans l'établissement et plus ou moins obligatoires. Moins de vacances, beaucoup plmus d'heures que le reste du monde ? En tout cas des cerveaux mieux remplis, des apprentissages mieux acquis et des lycéens qui autant que je m'en souvienne ne se plaignaient pas de crouler sous les charges horaires...
Je trouve gravissime qu'un ministre en charge de l'avenir des jeunes générations, mais aussi de facto de leur intégration sociale, s'appuie sur un argument comparatif digne d'un vendeur de lessive pour justifier cette dégringolade. Il s'agit en fait, et c'est tordu, (bien digne en tout cas des cerveaux retors de nos énarques roués dont cette idée est l'émanation), de justifier la réduction des postes. Combien de professeurs en mois déjà ? Quand il faudrait former de plus en plus de maîtres et mieux les former (savez vous que le professeur de sciences-physique de mon fils, tout frais nommé au lycée, n'est pas capable de faire un cours sans fautes de syntaxes et d'orthographe dans une classe où beaucoup se destinent à Centrale, X ou Normale Sup... ). On va réduire les heures de cours de ces chers enfants pour nous mettre au même niveau que nos voisins européens. On va brader notre système éducatif pour atteindre le fond comme en Angleterre ou ailleurs. Et puis, soyons clairs ce sont des petits soldats dont nous avons besoin, pas trop formés, pas trop critiques, malléables et corvéables à merci pour servir les intérêts des multinationales et nous maintenir à un bon niveau dans la compétition économique internationale. Avec des ânes, nous fabriquons les boeufs de demain. Belle alchimie, Monsieur le Ministre.

1 commentaire(s):
... sans parler des Maternelles où , toujours d'après le ministre , on passe son temps à faire la sieste et aller aux toilettes ( !!!! ) ou des classes spécialisées pour des jeunes inadaptés aux cursus normaux et dont les maîtres seront plus rares ...
Oui on a envie de crier très fort que c'est n'importe quoi !
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