17.11.06

La Royale à l’honneur.


Il y a au moins sous les feux de la rampe une femme d’Etat qui ne parle pas pour la galerie. Aux commandes d’un ministère masculin par excellence, elle fait l’admiration de tous et ce n’est pas une adepte de la langue de bois. A l’occasion du salon EuroNaval, elle vient de donner entretien exclusif dans la revue "Mer et Marine", (20/10/2006), où elle exprime des vérités que peu de médias transmettent.

Michèle Alliot-Marie rappelle par exemple que la Défense injecte 16 milliards d’euros par an dans l’économie nationale et que "La défense est le 2e employeur français… et reste le premier recruteur de France… Plus de 10 000 entreprises et près de 2 millions de salariés vivent directement ou indirectement de l’effort de défense…"

Il y a toujours des vérités simples, bonnes à rappeler, bien que pas très à la mode : "La défense permet d’asseoir l’influence internationale de la France. La partie navale de la défense présente en outre l’avantage diplomatique de ne pas être aussi intrusive dans la souveraineté que les autres armées en bénéficiant de la liberté de la haute mer. Son autonomie, sa capacité à durer en font un outil mobile, endurant, visible ou discret si nécessaire. "

Après la catastrophique approche des affaires de la Royale par l'administration Jospin, il a fallu beaucoup d’énergie et de volonté pour redresser la barre et redonner à notre marine sa place et son optimisme. Les nouveaux bâtiments en construction vont dans ce sens. Quelque soit la couleur de notre prochain gouvernement, les directions prises sont irréversibles. Notre marine n’a pas été choyée autant depuis Louis XVI, l’un des seuls monarques a avoir compris l’importance d’une flotte moderne, bien équipée, bien commandée pour notre politique extérieure : "L’effort doit être prolongé dans la durée. Il en va de notre sécurité, de la place de la France et de l’avenir de l’Europe." Bien plus qu’une belle formule, c’est une réalité dont devront se souvenir ceux qui dirigeront la France en mai 2007.

13.11.06

Opinion

Pour répondre aux méchantes langues qui prétendent qu'Alain Juppé n'a jamais mis les pieds dans le tramway depuis le jour de son inauguration en présence du Président de la République... Cette photo déjà publiée je ne sais plus où est récente. Pourquoi s'acharner dans des allégations erronnées et mensongères ?

12.11.06

Celui qui n'était pas chez lui avec les autres

J'ai retrouvé après des années de silence un ami perdu de vue depuis 1981 ou 1982. Il était arrivé dans ma vie par hasard. élève de Sciences po, esprit brillant, aussi brouillon qu'échevlé, il vint à une fête - la dernière - que je donnais dans ma grande maison. C'était quelques mois après la mort de mon père. La fin du deuil. Il resta. J'étais en DEA, il devait aborder sa seconde année. J'aimais ses manières de jeune faon racé. Ses blessures. Sa folie. Son écriture était déjà une promesse. Bref, j'aimais très fort ce gamin. Il est aujourd'hui journaliste.
.
Je lui ai écrit. La réponse arriva quelques jours après. Il me communiquait son numéro de téléphone et m'apprenait aussi la disparition de Bernard Frank. Drôle de sensation à la lecture de ce courriel : un ami retrouvé, devenu journaliste, me ramenait aux années lumineuses de ma vie d'étudiant et la nouvelle de la mort de l'écrivain dont je me suis si souvent servi pour justifier mes choix ou mes refus, m'était comme un signe.
.
Comment l'interpréter ? Est-ce : "Attention, le temps presse, il te faut aller plus loin dans ton engagement, dans l'écriture" ou bien "vanité, tes choix ne sont que vanité, reviens à la réalité du quotidien"... En tout cas, les livres de Bernard Frank, ses chroniques toujours goûteuses, sa personnalité, l'indépendance de sa pensée et son amour pour la chose écrite (il passait ses nuits à lire) m'ont, c'est certain, terriblement influencé. Avec Huguenin (découvert à peu près en même temps), il avait rejoint sur les étagères de ma bibliothèque (celle qui est toujours à portée et dont les volumes souvent consultés m'accompagnent presque toujours dans mes voyages) Montaigne, Alain, Léautaud, Nimier, Montherlant, Matzneff et d'autres.
.
Sartre lui avait dit un jour très sérieusement : "Il faudrait pourtant que vous travailliez, mais voilà, vous écrivez pour ne pas travailler." Il y aurait beaucoup à écrire sur ce grand monsieur qui est mort brusquement, au restaurant. Elégant départ commenté par son entourage.
.
Bernard Henri Lévy - qui m'insupporte si souvent, a écrit un joli texte en hommage à l'écrivain (je dois le reconnaître). Francis Marmande dans le Monde lui aussi a su trouver les phrases justes en disant que n'ayant "d'autre preuve à apporter que le témoignage de sa vie sans histoire, Bernard Frank se la coulait douce"... Mais mieux que toutes notices nécrologiques, j'ai retrouvé un article de Daniel Garcia paru en mars 2005 dans la revue Lire. Le voici dans son intégralité :
.
Extension du domaine de la pile
par Daniel Garcia

De ses trente déménagements parisiens, l'écrivain-chroniqueur n'a sauvé que ses livres. A 75 ans, il passe ses nuits à lire, jusqu'à l'aube.

Il est 16 heures et Bernard Frank n'a pas commencé sa journée depuis très longtemps. «J'ai quand même pris mon petit déjeuner avant de vous recevoir.» Maintenant, il débouche une bouteille de sancerre. «Pas mauvais», lâche-t-il, satisfait. Ses bonnes bouteilles sont couchées dans la cuisine. A côté d'ouvrages sur le vin et de livres de recettes. Dans les toilettes, des guides gastronomiques et une collection de guides Parker - toujours le bon vin. Dans l'entrée, les livres s'empilent sur les chaises et une grande table. Dans la chambre, ils tapissent les murs. Au salon, ils sont partout, en vrac, par terre, sur les fauteuils, dans les bibliothèques - dont une est remplie de volumes de la Pléiade. «Sartre, à la fin de sa vie, n'avait plus que ça chez lui, des Pléiade», raconte-t-il. Ceux de Bernard Frank exhibent leurs signets: il les a rejetés à l'extérieur de la reliure; du coup on dirait qu'il leur a poussé des cheveux multicolores. Sur le canapé, où il a pris place, encore des livres, mais ceux-là sont sous enveloppe, envoyés par les éditeurs: «Ça, c'est du livre frais, dit-il, l'œil gourmand. Le gardien les a apportés tout à l'heure.» A bientôt 76 ans, «le goût de la lecture ne m'a toujours pas passé», avoue Bernard Frank. Il lit toutes les nuits, jusqu'à l'aube. «C'est devenu une passion exotique, aujourd'hui. La lecture n'est plus tellement dans les mœurs...»

Les lumières sont douces. La nuit d'hiver tombe lentement derrière les vitres de la grande fenêtre qui ouvre sur la cour. Bernard Frank habite un rez-de-chaussée. «J'ai un faible pour les rez-de-chaussée, écrit-il dans son nouveau livre, Les rues de ma vie. C'est qu'on a la ville à soi, presque sans intermédiaire. Il suffit d'ouvrir une porte ou deux, et à nous les plaisirs de la capitale.» Il précise: «Je n'aime pas les vues, ça me donne le vertige. L'avantage d'un rez-de-chaussée, c'est qu'on peut sortir tout de suite. J'aime bien l'idée de pouvoir me tirer!» C'est vrai qu'il a la bougeotte. Voilà six ans qu'il habite là, et c'est un record. Depuis la Libération, Bernard Frank a bien dû déménager une trentaine de fois en soixante ans. «Je danse toujours sur le même pied du départ, écrit-il également dans Les rues de ma vie. Du faux départ. Il n'y a que la mort qui me donnera congé. Et je me suis arrangé pour l'ignorer le plus longtemps possible. Ma vie, ce fut donc ça, une esquive de la mort, cette idée que je ne pouvais pas supporter. Et qui est d'ailleurs, à ma décharge, une idée insupportable.»

Longtemps, il logea chez les autres. Bernard Frank fut un «hébergé professionnel». Il habita même un temps chez Claude Perdriel, le propriétaire du Nouvel Observateur, où Bernard Frank tient chronique depuis bientôt seize ans (après avoir fait de même au Monde, et encore avant au défunt Matin de Paris, également propriété de Perdriel). Surtout, il résida des années avec son amie Françoise Sagan, dont il épousa les adresses successives: «Sagan nourrissait une prodigieuse indifférence aux décors. Elle n'était sensible qu'à la question d'habiter rive droite ou rive gauche. Elle détestait la rive droite.»

Il n'y a que les livres pour avoir survécu à tous ces déménagements. L'appartement est vide d'objets: «Je me contentais des objets des autres», dit-il. Le seul bibelot notable, c'est ce galet, posé sur une pile de livres, offert justement par Sagan: «Elle l'avait ramassé sur la plage, près de sa maison normande.» L'auteur de Bonjour tristesse y a écrit, d'une belle écriture calligraphiée «A Bernie chéri» sur une face, et, sur l'autre, «Kiki»: «Kiki, c'est comme ça que nous l'appelions entre nous.» Maintenant que Kiki n'est plus là, Bernard Frank habite rive droite, rue du Faubourg-Saint-Honoré. Drôle d'adresse, pour un écrivain. «C'est une agence qui m'a trouvé ça», explique-t-il.

Ni machine à écrire ni ordinateur sur le bureau. «Je ne sais pas taper. Je ne sais pas non plus conduire. En fait, à part écrire, je ne sais pas faire grand-chose.» Ses chroniques, il les écrit sur des cahiers à spirale dont il arrache les pages pour les faxer au Nouvel Obs. Leurs carcasses désossées sèchent à côté des livres: «Si j'étais un écrivain célèbre, ça ferait une belle exposition.» Bernard Frank est un grand écrivain, c'est encore mieux. Il était entré dans les lettres en 1953, avec Géographie universelle. Les rues de ma vie, recueil de chroniques parues voici une quinzaine d'années dans la revue Urbanismes, sont une superbe géographie parisienne. Du 9e arrondissement, il écrit, par exemple, qu'il «persiste dans son identité avec une vigueur peu commune. Il y a de l'Autriche-Hongrie dans cet arrondissement qui semble aussi continental que l'Europe du même nom. A quoi cela tient-il? Sans doute à son enfoncement au cœur de Paris. Le ciel est plus couvert, plus bas qu'en aucun autre endroit de la capitale.» Parole d'un flâneur égaré sur la rive droite, qui a tout lu de la rive gauche.
Lire, mars 2005


Posted by Picasa

11.11.06

11 novembre

11 novembre 1918. A cette date, ils étaient plus de 8500000 ces jeunes français à avoir été mobilisés pour défendre la patrie et qui ne revinrent jamais. Des survivants, il n'en reste aujourd'hui que cinq. J'entendais ce matin leur benjamin qui disait combien la guerre est une chose épouvantable et c'est avec une émotion certaine que nous écoutions les écoliers interrogés à la radio rednre hommage aux poilus.
Mon fils réalisait ainsi que ses arrières-grand-pères avaient été offciers pendant cette période et qu'ils auraient respectivement aujourd'hui 120 ans et 114 ans. Invité à déposer une gerbe avec ses camarades du collège par le Préfet, sa timidité et l'étrangeté de la démarche proposée lui avaient fait refuser de participer à la cérémonie; j'ai lu dans ses yeux ce matin qu'il regrette maintenant, après avoir pris la mesure de ce que ce geste aurait impliqué. C'est bien.
En dépit de ce travail de sape qui pendant des années a diabolisé la notion de patrie, l'idée même d'une communauté nationale, l'amour d'un enfant pour son pays, son drapeau, ses institutions, les enfants reviennent naturellement à ces principes qui rassemblent et pacifient. C'est naturellement que leur esprit sain et dénué de toute rancoeur ou calcul sordide préfère ce qui rassemble à ce qui oppose. Ne gâchons pas cette incroyable chance pour la France : ne tirons pas un trait sur notre passé, sur la symbolique qui fait la Nation et luttons contre les communautarismes, les groupuscules d'intérêt qui désunient et délitent ce que plus de mille ans d'histoire a contribué à bâtir. Si mon fils ne retenait que cela de cette journée du 11 novembre, ce serait déjà beaucoup. Refuser en tout cas d'entendre dire que tous ces morts sont morts pour rien. Ils ont donné leur vie pour que vivent librement et dans la paix leurs enfants. N'injurions pas leur mémoire. Cela n'a rien à voir avec la haine de la guerre qui est une attitude saine et normale et le désir de préférer toujours les solutions pacifiques à ces boucheries organisées. Un enfant de douze ans a compris cela ce matin.

7.11.06

Global warming

Cela sonne encore plus fort en anglais... J'ai vu ce soir en V.O. le film d'Al Gore sur le réchauffement planétaire et l'urgence d'agir pour ne pas obérer l'avenir de notre planète et simplement laisser à nos enfants en héritage un monde habitable. J'ai longtemps été très réticent devant les discours que je trouvais toujours excessifs des écolos. Mon frère et ma belle-soeur, génération 68, nous parlaient de tout cela mais je ne me sentais guère concerné. Puis peu à peu, par le biais des enfants, j'ai découvert des choses incroyables, en lisant National Geographic autant que le Monde, en me documentant, j'ai compris qu'il y avait réellement urgence. Les propos d'Al Gore, qui se veulent autant alarmistes que rassurants ont fini de me copnvaincre. : il faut agir. Ce n'est pas (ou plus) un problème politique, c'est une histoire de survie à l'échelle de l'humanité maintenant.
Bon, en tout cas, les enfants m'ont décerné un satisfecit : je ne conduis pas (merci Venise), je circule à pied, en vélo ou en tramway. J'évite de prendre l'avion et préfère le train qui pollue moins. J'essaie de réduire le gaspillage énergétique et je refuse les sacs en plastique dans les magasins... Bordeaux a encore du chemin à faire. MAis nous sommes sur la bonne voie. Un seul bémol : dimanche, comme chaque mois, était un dimanche sans voiture. Un rituel depuis quelques années maintenant : des voitures à cheval pour les promeneurs, des vélos jaunes prêtés par la ville, plein de famille à bicyclette ou à pied, des jeux géants sur les Allées de Tourny, des peintres sur les Fossés du Chapeau Rouge, de la musique. Une atmosphère bon enfant. Bloquant les accés de la zone réservée aux vélos et aux piétons, rollers et trotinettes, des fonctionnaires municipaux sont là pour veiller à ce qu'aucun véhicule automobile ne passe. C'était le cas autrefois... Maintenant pour un rien, les barrières s'ouvrent et les voitures circulent ! J'ai vu de mes propres yeux un homme en voiture brandir une enveloppe qu'il devait porter et demander à passer. Le policier a laissé faire...Un peu plus loin, sur les Allées de Tourny, des voiturs circulaient se mêlant aux promeneurs en vélo (dont des petits enfants de 5 ou 6 ans que les parents croyaient ens écurité). C'est inadmissible ! Je crois qu'il faut revenir à l'idée originelle : interdire systématiquement tout véhicule à moteur ( même les deux roues) le 1er dimanche de chaque mois. Fermer le centre ville à toute circulation et faire évacuer les voitures en stationnement comme ce fut le cas les premières années. Et quand, chaque jour je vois des voisines prendre leur voiture pour aller 500 mètres plus loin sur leur lieu de travail ou pour faire une course. Quand je vois que la majorité des voitures n'ont d'autre passager que le conducteur, quand je vois ces énormes 4x4 qui circulent dans les ruelles de la ville, j'enrage. Il faut poursuivre la chasse au trafic automobile. Imaginez notre ville si les rues étaient vides de ces engins garés le long des trottoirs... Et si ne pouvaient avoir de voiture en ville que ceux qui disposent d'un garage privé ou d'un emplacement dans un parking public ou privé ? Et si le secteur interdit à l'automobile était étendu à tout le centre ville ? Mais je rêve sûrement. On va encore me traiter d'écolo. Mon fils lui va plus loin. Il a décidé de ne jamais conduire. Mais il n'a que douze ans et n'a encore jamais fait un tour au Salon de l'Automobile !

Affaire de coeur (suite)

S’il est vrai que je suis naturellement (ataviquement) légitimiste, je suis tout de même capable d’un regard critique même sur les miens. Le retour d’Alain Juppé n’a ravi. Les à-côtés de ces retrouvailles avec la ville, les rumeurs, les bavardages m’importent peu. Cependant dès après cette soirée du premier et unique tour, il a bien fallu se rendre à l’évidence. Le patron est bien revenu mais aucun souffle nouveau ne semble venir aérer nos poumons fatigués. L’équipe reconduite, les affaires reprises en main par le nouveau maire, qu’est ce qui change pour les bordelais ? J’en étais encore à ces interrogations lorsque j’ai croisé Alain Juppé à plusieurs reprises. Noyé dans le public, j’ai pu l’observer. La photo qui trône dans le magazine municipal (vous avez lu ce joli slogan : le mensuel de votre quotidien !) le montre rayonnant, humain puisqu’on lui a tellement reproché d’être roide dans ses bottes (de toute façon il n’en porte pas, des boots à la rigueur me dit-on…). Ce soir, arrivé juste après lui à la présentation des « scènes publiques » au Conservatoire, j’ai pu l’observer. Moins incognito car il y avait peu de monde (là c’est un autre problème et un autre sujet) et puis parce qu’il m’a vu et m’a gentiment salué. Il était là, attentif comme d’habitude et sa présence en l’occurrence posait un nouveau jalon. La ville a compris la nécessité de se réapproprier le conservatoire que délaissent les autres acteurs institutionnels en dépit des lois-programmes édictées par les derniers gouvernements. Il était là, souriant, avenant, vraiment présent. Avec lui, pas de représentation, pas de cinéma. Même lorsqu’il va vers ses administrés (il a parlé un moment avec de jeunes élèves et leurs parents), ce n’est pas un édile daignant laisser le peuple toucher le bas de sa toge. Sa présence outre ce qu’elle signifiait pour nous, parents engagés au CNR, outre ce qu’elle démontrait à tous, était toute humanité et bienveillance. Les journalistes parlent du Juppé nouveau qui serait arrivé du Canada. Moi, je dis que c’est la vision qu’on en a à Bordeaux qui est en train de changer. Nul ne peut plus contester la réussite de sa politique : Bordeaux embellit, Bordeaux s’ouvre, Bordeaux respire. Bien sur il y a encore beaucoup d’oxygène à provisionner. Bien sur il y a des défaillances, des maladresses, des erreurs et des manques mais comme me disait Chantal Bourragué ce matin, au milieu d’une montagne de dossiers et de paperasses, « ce n’est pas facile d’avancer et de bien faire ». Combien il est difficile en vérité pour un homme politique convaincu de sa mission et de la pertinence de ses choix de tenir bon quand à chaque instant des obstacles aberrants se dressent sur le chemin : intérêts divergents, égoïsmes, habitudes, rancoeurs, jalousies. Sans parler des lobbies qui à l’imitation sévissent dans la société américaine et à un niveau heureusement différent bloquent toute avancée de notre société. Alain Juppé, avec sa sensibilité (et c’est j’en suis persuadé, un être éminemment sensible autant qu’intuitif) et son intelligence, a appris à aller vers les autres autrement qu’en homme politique. Il a vraiment sa ville à cœur et en cela, il est réellement en train de devenir le successeur de Chaban dans le cœur des bordelais !