Francis Bacon23.10.06
Un regard sur les autres
Francis Bacon18.10.06
Histoire vraie de la drogue cachée qui aliène le cerveau de nos enfants
Enfant des années fastes de l’après-guerre, j’ai été nourri à la Phosphatine Falières, cette bouillie onctueuse au lait que notre mère nous faisait souvent et que nous réclamions. On sait aujourd’hui que l’absorption en trop grande quantité de phosphates a une conséquence directe sur le comportement de l’enfant. Dans les années 60, nous en consommions peu. Pourtant je me suis souvenu d’un petit détail de mon enfance qui confirme ce que j’ai pu lire ici et là et qui a motivé cet article. J’aimais la Phosphatine, j’adorais les gâteaux à pâte levée (les quatre-quarts, les cakes, les pains de Gênes ou les délicieuses madeleines de notre mère) tous confectionnés à base de levure Alsa (la même recette depuis 1897 disait déjà le sachet rose avec l’alsacienne en costume folklorique), on découvrait le riz Uncle Ben à cuisson rapide et bien sûr, nous nous gavions de Vache qui rit. Bref toute cette nourriture industrielle (déjà) remplie de PHOSPHATES et dérivés !En contrepartie, mon grand plaisir était de finir les fonds de saladier, la vinaigrette maison faite avec un délicieux vinaigre de vin vieilli dans notre cave et alimenté par tous les fonds de bouteille qui passaient par la table familiale. Je ne savais pas encore que cette gourmandise était en fait le contre-poison recherché par mon organisme pour tempérer voire annuler les effets des phosphates. C’est ainsi, que mon corps s’est auto-régulé pendant des années m’amenant d’instinct à l’auto-administration du remède. J’ai évité ainsi de finir comme les 5 millions d’enfants américains qui aujourd’hui sont traités à la Ritaline, cette emphétamine maléfique qui créée un dépendance terrible.
Mais entrons au cœur du sujet : Pourquoi de plus en plus d’enfants aujourd’hui présentent un déficit de l’attention et sont en même temps hyper-actifs, ce syndrome des temps modernes baptisé DAHA (Déficit de l’Attention et Hyper Activité) ?
On parle aussi de SPO (Syndrome Psycho-organique) en Suisse ou de MBD chez les américains (Minimal Brain Dysfunction). De quoi s’agit-il exactement ? Mon fils, adorable garçon de 12 ans, beau, intelligent, cultivé, brillant, présente depuis trois années un comportement pour le moins surprenant. Depuis quelques mois, son agressivité, sa nervosité frisant l’hystérie ne manquaient pas de m’inquiéter. Bien sûr, il y avait eu des évènements familiaux très perturbants : la séparation de ses parents, le déménagement, l’entrée au collège et une hyper-sensibilité aux aléas et injustices du monde moderne mêlée à une crainte qu’il soit trop tard pour agir et changer les choses. Mais son malaise semblait venir de plus loin. Après avoir cherché des causes psychologiques et vivant un quotidien de plus en plus insupportable, une alternative se présentait : aller consulter un psy ou chercher plus loin.
Et j’ai trouvé. Ou du moins les tests que nous avons fait nous ont aidé à trouver la solution. S’il est encore trop tôt pour conclure et déclarer que l’enfant est maintenant redevenu lui-même avec ses capacités naturelles de réussite, de préhension du monde et des gens. Il semble moins souffrir et l’atmosphère familiale a retrouvé son équilibre.
C’est la découverte par hasard sur internet des travaux du Docteur HAFER, pharmacienne allemande et de l’association suisse romande GREP (groupe romand d’entraide aux parents) qui m’a aiguillé vers tout cela. Tout ceci est détaillé dans le livre de Madame Herta HAFER (et de son époux, chimiste) : “La drogue cachée : les phosphates alimentaires, cause de troubles du comportement, de difficultés scolaires et de délinquance juvénile” écrit en 1976 et traduit par Luce PECLARD en 1978, qui en est à sa 6° édition revue et enrichie de nouvelles expériences et mises à jour.
Cette intoxication est liée à l’apparition depuis les années 60 dans la chimie alimentaire d’un additif dangereux et à son développement (300% d’augmentation en quelques années !).
Entendons-nous bien : les phosphates en tant que tels sont nécessaires à la croissance et au bon fonctionnement de l’individu, mais c’est leur excès dans notre nourriture qui est préjudiciable à certains enfants, en moyenne 3 sur 10 et surtout des garçons, pour continuer à influencer ensuite leur comportement d’adolescents et d’adultes. Les effets de cette intolérance physique aux phosphates commencent à se manifester au moment où l’enfant quitte le stade du nourrisson pour une alimentation dite normale, c'est-à-dire vers l’âge de 2 ou 3 ans, pour atteindre un point culminant vers 10 à 13 ans et se manifester encore durant l’adolescence, suffisamment en tout cas pour empêcher un développement harmonieux en cette période si importante de la vie.
Mais qu’est ce que l’intoxication aux phosphates ?
Il ne s’agit en aucune manière d’une allergie, cette intoxication se manifeste par l’apparition du fameux “syndrome psycho-organique” (SPO). Les symptômes se répètent jusqu’à l’âge adulte de lus en plus persistants, sans être aussi frappants qu’à l’âge scolaire. Dans leur phase aiguë, ces troubles caractériels vont de l’hyperactivité à l’agressivité chez des sujets dont l’intelligence souvent très vive est vite inhibée par des réactions qu’ils ne peuvent contrôler : instabilité émotionnelle, impulsivité, incapacité de concentration, d’adaptation, d’intégration, distraction, morosité, agitation en classe, susceptibilité et hostilité, agressivité, parfois violence gratuite.
Il n’est pas difficile de déduire de ces anomalies de comportement que ces jeunes s’enfoncent dans un état de “mal-être” dont ils ne sont pas responsables ; ils essaient d’y remédier à leur manière, soit par des actions d’éclat attirant l’attention (à l’adolescence ce sont les punks, les gangs d’adolescents, etc.), soit par des actes gratuits de violence qui peuvent les mener à la délinquance (20% des jeunes criminels seraient à l’origine affligés du syndrome SPO), soit enfin par une tendance marquée à recourir aux excitants et stupéfiants (tabac, café, alcool, médicaments, opiacés, etc.), lesquels les soulagent momentanément, certains les emprisonnant hélas dans la dépendance.
Par quel cheminement physique l’excès de phosphates alimentaires passe-t-il pour aboutir au trouble de comportement ?
Face au comportement perturbé de son propre fils durant toute sa scolarité, Mme HAFER articule sa recherche de psychologues en psychiatres, de médecins en neurologues, jusqu’au moment où elle découvre les travaux de grands spécialistes américains comme Ben F. FEINGOLD et Paul D. Mac LEAN dans les années 75-80 sur l’hyperactivité et les dérèglements du cerveau. Ses déductions l’amènent à découvrir que les additifs phosphatés excessifs dans la nourriture sont à l’origine de ces troubles et qu’une diète appropriée, pauvre en phosphates, pourrait faire disparaître l’anomalie de comportement très rapidement . Effectivement, dans les 3 jours les choses semblent se remettre en place, tandis qu’un écart de régime réintroduit le syndrome SPO dans l’espace d’une demi-heure à une heure.
Chez le sujet sensible, l’intoxication au phosphate provoque un dérangement du métabolisme, en bloquant la sécrétion de l’hormone noradrénaline des glandes surrénales, laquelle commande et règle le flux des excitations nerveuses au niveau des synapses dans le cerveau. D’où le dérèglement du comportement, qui échappe à la personne elle-même, fût-elle douée d’une grande volonté. Dans ce processus, il semble que soient altérés les neurotransmetteurs qui assurent le délicat transport de substances chimiques entre les différentes parties du “cerveau trinitaire”. Selon Mac Lean, en effet, notre cerveau se compose de trois parties :
le reptilien, très ancien, qui assure les fonctions vitales primaires, le système limbique, où apparaissent les premiers mammifères avec un début de conscience et le néocortex avec sa partie préfrontale, une merveille qui ouvre à l’être humain les vannes de l’expression, de la symbolisation, de la mentalisation, de l’abstraction, de la conscience dans toute son ampleur.
Extraordinaire réalisation de la nature, le néocortex a son propre neuro-transmetteur, la noradrénaline justement, qui est en même temps l’hormone de la branche sympathique dans le système neurovégétatif. C’est cette substance qui relie le système viscéral au néocortex. Ainsi, au travers de ce couplage viscères/cerveau, l’excès de phosphates, en bloquant l’émission de noradrénaline, réduit à néant l’action de contrôle du néocortex.
Devant l’ampleur du désastre, quel type de diététique pour ces enfants ?
Dans les années 80, dans le Canton de Vaud, des praticiens formèrent une association de parents pour tenter de remédier aux effets néfastes des excès de phosphates en apprenant comment nourrir les enfants touchés. Il s’agissait aussi de soutenir les parents concernés. En leur conseillant de modifier à la fois leurs achats et leur manière de se nourrir, on les amenait à tenter l’expérience de changer les habitudes alimentaires familiales.
La plupart du temps, le comportement des enfants perturbés s’améliorait considérablement, et les adultes s’en portaient mieux eux aussi. Pour les aider, on leur proposait des plans de menus spécialement étudiés, avec des recettes adéquates. Le livre de Madame HAFER dresse une liste des aliments conseillés et déconseillés, ainsi qu’un extrait de la Loi Fédérale sur les additifs phosphatés. Dans les magasins, on leur conseillait d’étudier soigneusement et systématiquement les étiquettes, car les phosphates cachés tels que liants, émulsifiants, stabilisants, entre autres, se trouvent un peu partout dans les produits offerts. Les additifs alimentaires sont d’ailleurs désignés sur les étiquettes comme numéros «E» valables pour toute l’Europe. La liste des additifs phosphatés doit être sans cesse actualisée.
La découverte de Mme HAFER fait réfléchir aux abus de notre société de consommation :
Déjà sensibilisé par les travaux de notre père et la longue maladie de notre mère qui opéra une révolution dans notre mode de vie alimentaire, notamment grâce à "l’impulsion de vie" insufflée par mon frère et sa femme face à une médecine figée dans ses raisonnements et son aveugle confiance en la chimie et l’industrie pharmaceutique, j’ai vite été très attentif à tout ce qui pouvait mettre en danger la santé de mes enfants comme la mienne. Se nourrir aide à vivre et sur-vivre. Mal se nourrir est mortifère.
Je crois ainsi utile de rappeler des évidences :
· Les additifs alimentaires sont en constante augmentation et, malgré une législation sévère, ils sont rarement aussi inoffensifs qu’on veut bien nous le faire croire. Devant ce foisonnement de substances nouvelles, il faut se dire que, plus l’on cuisine simplement, à partir d’aliments de base sûrs, plus le risque diminue de voir des additifs inconnus occasionner des troubles de santé, et plus précisément des rechutes en ce qui concerne les enfants affligés du syndrome SPO.
· Il y a surabondance de biens à disposition du public en libre choix dans les magasins, principalement les grandes surfaces et les supermarchés, avec cette incitation supplémentaire que représente la carte de crédit. L’enfant qui voit sa mère prendre et emporter ne retient pendant longtemps que le geste, sans savoir ce qu’il recouvre (valeur, effort et parfois dur labeur). Il est très tôt habitué à se servir aussi, d’autant plus que les commerçants mettent à sa portée, donc à sa hauteur, toutes les douceurs imaginables.
Nous avons maintes fois assisté à des scènes épiques entre mère et enfant devant ces étalages tentateurs, et c’est en général la mère qui cède pour avoir la paix et l’enfant repart avec sa sucette ! Ainsi, ce dernier devient-il, en puissance, un “parfait futur consommateur” habitué à recevoir “tout, tout de suite”.
Il conservera, gravée au fond de lui, la facilité du geste qui prend et emporte, et ne sera pas armé moralement pour fournir les efforts indispensables devant les difficultés de la vie. Certains de ces jeunes ne franchiront pas ce cap et seront une proie toute trouvée pour la drogue. A leur égard, grande est la responsabilité de notre société tout entière, tendue comme elle est vers la course au profit !
Michel Onfray, dont je ne partage pas toutes les vues décrivait parfaitement cette aliénation, machination perverse orchestrée par les apprentis-sorciers de l’ultra-libéralisme pour qui produire et gagner toujours davantage est le seul credo au détriment de l’homme et de la planète, dans son Université Populaire à Caen (voir France Culture, août 2006)
Mais et notre exemple ?
"Qu’offrons-nous à nos enfants et adolescents - hyperactifs ou non - à leur entrée dans la vie adulte ? Les “fast-food” ? Les aliments prêts à l’emploi ? L’abus d’alcool, de tabac, de médicaments destinés à combattre nos malaises de “civilisés” comme le stress, l’anxiété, l’insomnie, etc. ? Aux Etats Unis, près de 5 millions d’enfants reçoivent de la Ritaline contre leur hyperactivité, solution de facilité assortie de dépendance, alors que la prise de vinaigre de vin dilué d’eau (acide acétique), une substance parfaitement naturelle - agissant dans le métabolisme comme anti-phosphate - alliée à une alimentation raisonnable, fait le même effet. Il est urgent d’opérer une prise de conscience globale de ces problèmes. Quant aux enfants hyperactifs, il faut prendre le temps de les nourrir plus simplement. Bien des vies de famille en seront positivement transformées." telles étaient les paroles du Docteur Peclard, spécialiste suisse de ce problème.
C’est ainsi que j’ai appliqué à mon fils les principes énoncés par ce praticien suisse. Comme nous, j’invite parents (et enfants) à traquer certains additifs dans leurs achats, ce qui est assez simple, d’autant qu’existent de nombreux produits sans ces poisons.
La diète Hafer
Tout d’abord, il faut éliminer les produits suivants :
· Les additifs E 322 : lécithine (c'est-à-dire phosphate) de soja, de jaune d’oeuf (que l’on trouve dans les plats cuisinés notamment), E 338 à 341 : phosphates, E 450 a, b et c : di, tri, et polyphosphates, E 1410 à 1414 et E 1442 : diamidons phosphatés. Tous ces produits et additifs représentent les liants, émulsifiants, antiagglomérants, conservateurs, gélifiants, stabilisants, épaississants qu’on retrouve dans presque tous les fast food, dans les soupes toutes prêtes, les sauces lyophilisées ou en boite, les crèmes prêtes à l’emploi. Entre autres !
· La levure chimique pour gâteaux contenant du pyrophosphate, notamment la levure Alsa qui existe depuis 1897 (c’est écrit sur les sachets), ce qui interpelle fortement quand on sait que la première description de ce syndrome a été faite par le Docteur Still en 1902…
· Les boissons contenant de l’acide phosphorique comme le Coca-Cola avec une teneur de 0,7 g/l (teneur énorme récemment augmentée, elle était de 0,55 g/l à l’origine) et celles contenant de l’acide citrique , synergique avec le phosphate : Ice Tea, Sprite, Fanta …
. Le riz traité pour ne pas coller : l’incollable, le riz minute, etc…
Il faut ensuite impérativement diminuer les oléagineux, les légumineuses, les jaunes d’oeufs, le lait de vache… si la consommation est très importante…
La diète phosphatée va concerner peu de rubriques, les parents reconnaîtront vite les bases de l’alimentation des enfants. Voici des produits de base faciles à trouver :
· Pour le cacao du matin : Banania…, le chocolat en poudre de Leader-price, le produit de la marque de certaines grandes surfaces…
· Le chocolat en tablette : Bjorg, Montignac, la plupart des tablettes du commerce équitable, la tablette à 80 % de cacao de la marque Grand Jury dans toutes les grandes surfaces, certaines tablettes de Biocarrefour…
· Comme charcuterie certaines marques sont notées sans polyphosphates conformément à la législation en vigueur mais pour le reste des composants, je ne m’engagerai pas : Herta, Fleury-Michon, Madrange, Grand Jury…
· Pour faire lever les gâteaux : utiliser du bicarbonate de sodium vendu au rayon des condiments des grandes surfaces sous le nom de bicarbonate alimentaire ou des sachets de "poudre à lever sans phosphate" vendus dans les magasins de diététiques ou de la Baking powder traditionnelle anglaise.
· Les premières céréales pour nourrisson, que l’on ajoute dans le biberon dès l’âge de 4 mois, souvent bien étiquetées sans gluten, sans sucre ajouté… vous trouvez de la lécithine de soja comme émulsifiant… sauf dans toute la gamme Biocarrefour : céréale miel, vanille ou cacao dès le 8°mois…
Par contre il n’existe pas de fromages fondus pour enfants sans phosphates : lire les étiquettes des Kiri, Petit Louis, Vache-qui-rit, cancoillotte industrielle… (qui contiennent mono, di, tri et poly- phosphates !…) . C’est l’occasion de faire redécouvrir aux enfants le bon fromage de Brebis fermier, le Comté, le cantal, le chèvre frais.
Il n’existe pas non plus de de barres chocolatées, chewing-gums et autres diableries (pour la flore intestinale) toujours très (trop) sucrées, sans phosphates.
Mais au-delà de la diète elle-même, l’antidote incontesté reste donc le vinaigre de vin.
L’acide acétique complexe et annule les phosphates à très petite dose. Alors que l’ingestion de 75 mg de phosphate suffit à provoquer une rechute en 20 à 30 minutes, la prise d’une cuillère à café de vinaigre de vin avec autant d’eau et un peu de miel ou de sirop, que les enfants appellent vite "la potion magique", va prévenir toute rechute et peut se prendre préventivement en cas de fête ou anniversaire (où il peut se trouver un cake fait à la levure chimique ordinaire…).
Généralement il s’agit d’enfants qui aiment les cornichons, qui saucent les fonds de saladiers depuis tout-petit, voire qui aiment les pickles, câpres… tout cela au vinaigre de vin. Le vinaigre de cidre ou acide malique ne fera rien par rapport aux phosphates. Vous comprenez pourquoi je vous parlais de mon goût immodéré pour les fonds de saladier !
Le citron ou acide citrique renforce quant à lui l’effet pervers des phosphates. En France, certains recommandent la prise régulière de dolomite (minéral calcaire - CaMg - de la roche sédimentaire) , qui se présente sous forme de poudre de roche est utilisée à raison d’une ou deux gélules par jour (à ouvrir et mélanger à la compote ou autre en rentrant de l’école afin de neutraliser ce qui aura pu être grignoté à l’insu des parents). Mais tout le monde ne semble pas d’accord, la prise de minerai pourrait charger les reins et le foie.
"La coopération de l’enfant ou du jeune a été ma plus grande surprise, il est tellement soulagé que c’est lui qui surveille les étiquettes au supermarché et ramène les emballages du grignotage en dehors de la maison".
Dans ses recherches, le Docteur Peclard a ainsi pu observer la disparition des troubles du sommeil majeurs, apparus dès le 4° mois, chez des nourrissons de un à deux ans ; des céphalées du grand enfant, des difficultés de la parole et du langage. "L’enfant étant atterri, concentré, la rééducation est rapidement efficace", des difficultés psychomotrices, nécessitant souvent une rééducation, de l’agressivité du jeune, amenant un soulagement par le retour au calme à la maison.
"Combien de jeunes consomment un Coca puis un Ice-tea et ne peuvent plus contrôler leur violence, voire se mettent à se droguer (pour 3% d’entre eux )… Cette hypersensibilité aux phosphates concerne 10 à 20 % des garçons mais aussi 5 % des filles… Dans les études menées, ce sont toujours des jeunes, minces ou longilignes, souvent sportifs, donc musclés (ayant ainsi une prédominance de fibres musculaires striées) par opposition aux autres jeunes. Il est possible de dépister cette sensibilité en mesurant le pH salivaire, avec une bandelette test. Si le test révèle le matin au réveil un ph alcalin à 8 ou 9, la diète phosphatée donnera un résultat évident. Pour ma part, je profite de la diète phosphatée pour inviter les parents à acheter des huiles de première pression à froid, donc vivantes, capables de rancir, à mettre au réfrigérateur une fois ouvertes, afin de protéger le cerveau de cette hypersensibilité, ainsi que les membranes cellulaires, phospholipidiques".
Maintenant, nos vinaigrettes sont toutes faites de la même manière : au vinaigre de vin maison, nous rajoutons un mélange d’huile d’olive, mono-insaturée et d’huile de colza ou de tournesol, poly-insaturée…
Lors de cette diète, le Docteur Peclard propose l'attitude suivante :
· Prendre tous les jours la potion au vinaigre, plutôt le matin, et cesser dès que le pH salivaire, au réveil, est devenu acide (pH à 5 ou 6).
· Prendre aussi une gélule de dolomite en rentrant de l'école, avec le goûter (la mélanger à une compote, par exemple), pendant une semaine ou plus longtemps si l'enfant mange à la cantine et ne peut éviter les mets contenant l'additif phosphaté. Pour l'enfant une gélule suffira, donner deux gélules à l'adolescent pour avoir le même effet.
Depuis 25 ans cette diète phosphatée a fait ses preuves en Suisse, en Allemagne et aux Etats-Unis ainsi que dans divers hôpitaux de Suède et de Norvège en permettant de stopper la Ritaline.
Pour mon fils en tout cas, la prise pendant quelques jours de la potion magique et l’élimination de son alimentation des produits à risque a déjà permis la régression complète du syndrome. Il est plus calme, appliqué, sur de lui et a retrouvé le sourire ! En conclusion, la diète HAFER lui a évité l’empoisonnement aux amphétamines suggéré par un psychothérapeute certainement bien intentionné mais très marqué par la mode américaine, un de plus ...
8.10.06
Pari gagné pour Alain Juppé.
La liste UMP-UDF-DVD conduite par Alain Juppé a recueilli 56,24 % des voix, soit la majorité absolue. Il récupère, haut la main, son fauteuil de maire, dimanche. Pour Alain Juppé, le score enregistré ce dimanche est le meilleur qu'il ait obtenu lors d'élections municipales à Bordeaux : en 1995 il avait eu 50,96 % des voix et en 2001 50,28 %, également au premier tour. "Le peuple de Bordeaux m'a donné sa confiance après une période difficile c'est un nouveau départ", s’est réjoui Alain Juppé devant une salle bondée, à la mairie. "C'est une belle victoire, le taux de participation pour une élection partielle est inespéré. Il s'agit d'un score net, un formidable encouragement nous avons mouillé la chemise mais le résultat est au rendez-vous", a-t-il ajouté. L'élection a toutefois été marquée par un taux de participation de 44,10%, soit un recul de plus de 10 points par rapport à 2001.
6.10.06
Oui vraiment ayons Bordeaux à coeur !
Les chiens sont ils des électeurs ?
2.10.06
Les Municipales à Bordeaux comme prétexte à un portrait succinct de la France électorale
Glané au hasard de mes lectures sur le net cet article que je trouve très pertinent et que je transcris dans son intégralité qui traite d'une actualité qui me touche de près, en tant que bordelais bien sûr mais aussi parce que comme beaucoup de nos concitoyens, l'évolution de notre société me pousse à réfléchir sur l'engagement politique et la valeur à accorder aux programmes des partis. Ce qui motive mon action, déclenche mon soutien et confirme mes choix c'est l'enthousiasme et la passion certes, mais surtout la conviction.. En termes d’espérance de vote, les deux principales sont constituées d’une part avec les partis occupant la majorité actuellement, soit l’UMP, l’UDF et les divers droites, d’autre part avec les partis au pouvoir avant 2002, soit le PS, (le MRG) et le PC. Bref, la gauche de gouvernement, excepté les Verts qui feront une liste à part. La figure centrale est donc composée d’un paysage politique rappelant celui de la France après 1981, pendant le premier septennat de Mitterrand. A cette figure s’ajoutent trois formations rassemblant des tendances qui se sont affirmées avec force depuis 1981, autrement dit, traduisant de facto la représentation de craintes, ressentiments et colères manifestés au cours des vingt-cinq dernières années mais sans doute présents bien avant. Ces tendances sont devenues plus visibles dans les champs politiques et médiatiques, notamment l’antibéralisme consécutif aux grèves de 1995 et le mouvement Attac. En effet, les médias sont le miroir des opinions que par ailleurs elles contribuent à engendrer. De là découlent les grandes lignes de ce qu’espèrent mais aussi craignent les électeurs.
Les trois listes « alternatives » sont conduites par le Front national, les Verts et un conglomérat anti-libéral. Voilà une photographie assez fidèle des craintes exprimées par une partie de la population et dont la traduction se manifeste par le suffrage accordé à ces partis qu’on appelle protestataires ; ce qui est de cas de deux d’entre eux, les Verts ne méritant pas d’être classés dans cette catégorie, bien que dans l’esprit, on puisse les considérer ainsi. En fait, les écologistes se cherchent et ce n’est pas un scoop. Si on prend ces trois partis on verra apparaître trois craintes dominantes. En premier lieu celle de l’immigré et de la perte de l’identité française pour les électeurs du FN ; puis la crainte du développement technique pour ce qu’il occasionne dans l’environnement ; enfin, la crainte de la mondialisation et du marché pour ce qu’il engendre comme conséquences économiques et sociales.
En quelques mots, ces électeurs craignent l’étranger, l’homme, la perte des valeurs traditionnelles, puis les dégâts de la technique, les accidents écologiques, l’altération du climat ; enfin le profit, les puissances financières avec les effets sur la conjoncture du travail et la précarité économique. Les plus jeunes ne s’en souviennent pas, mais dans les années 1970, les individus ne manifestaient pas ce type de craintes avec une telle intensité. Pourquoi ? D’une part parce que les conditions sociales étaient différentes, et d’autre part en raison d’une espérance dans l’action politique, manifestée notamment à gauche et conjurant les peurs autant que le malaise social. Pour le reste, les craintes écologiques étaient bien présentes, mais pas exacerbées dans les médias comme actuellement. Les catastrophes écologiques, Seveso, Bhopal, Tchernobyl, la couche d’ozone, la déforestation, la gestion des déchets industriels, tout cela a pris de l’ampleur, comme du reste la ghettoïsation des immigrés, la paupérisation sur fond de profit en augmentation incessante. Bref, de quoi alimenter les trois craintes dominantes. Et donc créer le terrain pour que se présentent ces trois listes.
Pour le reste, deux grandes formations ont su gérer les affaires locales et nationales depuis 1950, avec actuellement, deux grands partis, l’UMP et le PS, chacun sollicitant l’appui de formations plus discrètes. Bref, la droite et la gauche. A Bordeaux, la droite est implantée depuis des décennies. Alain Juppé sera réélu, étant apprécié des Bordelais, perçu à juste titre comme le rénovateur de la ville doublé d’un bon gestionnaire. Du point de vue politique, c’est ni plus ni moins que de clientélisme qu’il s’agit, terme que j’emploie de manière neutre pour désigner l’évolution de la vie publique au cours des dernières décennies. L’action politique se propose comme un bien de consommation. L’électeur est un client. Le gouvernement actuel joue à plein le clientélisme en distribuant de l’argent de poche aux citoyens. La gauche aurait fait pareil en modulant légèrement les cadeaux selon ses préférences sociales. Les client sont satisfaits, sauf les mécontents et les inquiets, ceux-là se tournant alors vers les partis exprimant la colère et les trois craintes majeures.
Les électeurs des deux grandes formations ne souhaitent pas de rupture mais des réformes, des aménagements, à l’instar d’un client demandant à son concessionnaire un équipement supplémentaire pour son véhicule ou à son décorateur de changer les meubles du salon. Désir d’avenir, volonté de rupture, tout ceci n’est que lubie et artifice de campagne, les gens ont un désir de conservation des situations acquises. Restent les mécontents qui souhaitent accéder à une situation et votent protestataire, avec les craintifs qui, eux, ont peur de l’évolution de la société. L’espoir et le progrès partagé, l’idée d’un avenir partagé par tous et pour tous se sont envolés. Voilà la photographie de la France politique avec ses tendances et nuances. L’image fournie par les élections bordelaises est donc assez claire. Nous attendons que l’ancien concessionnaire revienne à la Mairie. Les quais ne sont pas encore achevés. Mais les anciens meubles, pardon les hangars, ont été enlevés.
Ce qui donne le motif général de la politique actuelle. Finis les grands projets de société, les valeurs, les idéaux, la culture, la solidarité spirituelle. L’heure est aux préoccupations techniques et matérielles dans un pays qui comme bien d’autres, s’en remet aux matérialisme et à l’économie libidale, celle qui a fourni le ressort pour le triomphe du capitalisme. Mais n’oublions pas la figure de Janus, autant pour la technique que la libido, si bien que le plaisir va de pair avec le déplaisir, d’où le succès des trois ensembles protestataires. "
Bernard Dugué
