Ce 9 novembre que l'Eglise catholique consacre à la Basilique Saint Jean de Latran fut le jour du coup d'Etat de Bonaparte, le fameux 18 brumaire, celui il y a vingt ans de la chute du mur de Berlin, de plein d'autres évènements. L'un des plus marquants pour moi dont je garde le souvenir avec le plus de mémoire, fut la mort du Général de Gaulle. 9.11.09
Le 9 novembre 1970
Ce 9 novembre que l'Eglise catholique consacre à la Basilique Saint Jean de Latran fut le jour du coup d'Etat de Bonaparte, le fameux 18 brumaire, celui il y a vingt ans de la chute du mur de Berlin, de plein d'autres évènements. L'un des plus marquants pour moi dont je garde le souvenir avec le plus de mémoire, fut la mort du Général de Gaulle. 8.11.09
No pain, no game ?
Depuis mon plus jeune âge, j'aime participer au mouvement du monde, réfléchir aux choses, créer, bâtir. Le monde associatif m'a permis de mettre en pratique mes idées, de concrétiser mon envie de servir. Il y eut ainsi une assez ridicule "Société Philantropique du Bon Goût" dont l'objet était la propagation de la culture et du goût parmi les jeunes. Nous nous réunissions dans la grande salle à manger de la maison de mes parents aux hautes boiseries, et très sérieusement les jeunes lycéens que nous étions, élaborions des théories fumeuses sur les moyens à mettre en oeuvre pour faire aime Shakespeare et Racine plutôt que les feuilletons américains diffusés à la télévision (déjà), pour maintenir les traditions culinaires et les règles de politesses que nous trouvions immuables. Cette premire association n'eut qu'un temps. Puis vinrent les premières années étudiantes, avec d'autres, mes condisciples à sciences po, c'était dans les cuisines de nos maisons (les Chartrons et les abords du Jardin Public sont dotées de maisons aux cuisines en sous-sol ou en rez de chaussée, autrefois peuplées de cuisinières landaises et de soubrettes bretonnes, qui faisaient nos délices). Entre deux assiettées de jambon de pays et de lamproie à la bordelaise, nous étions les enfants des burgraves comme nous appelait Chaban. Chacun d'entre nous voulait être maire de Bordeaux. Le serions-nous tour à tour ou tous ensemble ? Aucun de nous jusqu'à présent ne l'a été ! Et puis tout ce dont nous rêvions pour la ville Alain Juppé l'a fait... Ceux qui lui succéderont un jour - et ils seront plus jeunes que nous - n'aur'ontplus qu'un simple rôle de gestionnaire. Le bâtisseur, c'était lui. Nos réunions étaient souvent houleuses. il y avait Paul-Marie Couteaux, devenu député européen et auteur de nombreux livres, Xavier Larnaudie, le plus jeune et le plus brillant d'entre nous, Hervé Couteau-Bégarie, Sylvestre Allain-Dupré, d'autres encore... Lassés de chercher de nouvelles théories pour rebâtir le monde, nous avons pris chacun le chemin de l'accomplissement personnel. Etudiant engagé spirituellement, formé à Taizé, j'organisais aussi un "Groupe Oecuménique d'Etudiants", qui pendant des années se réunissait une fois par semaine, le lundi soir, pendant une demie-heurepour un temps de silence et de méditation. Les années passèrent, et je fondais "Aquitaine Jeunesse Idées Loisirs", histoire d'organiser des voyages entre copains, puis des expositions, des concerts. Ce fut la Première Semaine de Venise, qui n'eut pas de suite faute de moyens, et fit venir à Bordeaux le maire de Venise (son adjoint en fait) qui proposa un jumelage que personne alors ne prit au sérieux. Il y eut Venise cité du Cinéma, les Journées de la Francophonie, le Festival des Lettres d'Amour, la découverte de Joffo, de Kachtihi, de Jean Marc Comby... Puis avec les années de maturité, la PEEP, où je suis toujours (mon fils est à Montaigne et je siège à l'Union Départementale), les "Amis du Jardin Public" (ce jardin magnifique n'est plus que l'ombre de lui-même et les jardiniers attérés de n'avoir plus assez de moyens), l'Association des Parents d'Elèves du Conservatoire de Bordeaux, la Maison de Retraite Protestante...Aujourd'hui, à 54 ans, c'est indubitablement le moment de faire des bilans. J'ai souvent sacrifié ma vie professionnelles à mes activités associatives. Parce que cela me passionnait, parce que j'avais l'impression d'agir et de contribuer bien mieux qu'en me contentant de mettre mon bulletin dans une urne quand l'Etat me le demande, bien plus qu'en m'inscrivant dans un parti politique ou une confrérie plus discrète. Mais, est-ce l'âge ou les temps qui changent, mes engagements, même les plus passionnants, me laissent désormais un goût parfois amer. Rien n'est jamais assez bien pour les autres, ceux qui ne mouillent pas leur chemise comme j'ai pu le faire, il y a toujours quelqu'un pour trouver à redire et le manque d'aide et de bonnes volontés, parfois simplement de bras, me contraignent à tout faire tout seul avec le risque de mal faire ou pire, de me tromper.
J'en arrive donc à me demander s'il ne vaut mieux pas rentrer dans le rang, vaquer à mes occupations personnelles, m'intéresser à ce qui peut contribuer à mon enrichissement moral et spirituel, et d'un point de vue matériel, ne plus me préoccuper que des miens, de leur confort et de leur avenir. L'exemple de mon père pour qui le service des autres était une véritable obsession, un sacerdoce, reste pourtant très présent. Il est mort d'avoir subi trop de critiques, trop de méfiance et entendu trop de médisances, quand il ne pensait qu'à autrui et sacrifia des pans entiers de sa vie familiale et sociale pour servir et aider. Mais il vivait dans un monde aujourd'hui disparu. Notre société en est arrivée à des attitudes bien paradoxales. Elle a besoin qu'on institutionnalise la solidarité pour se souvenir qu'il y a au coin de la rue un vieillard solitaire qui n'a plus de famille, des étrangers en difficulté, des malades et des pauvres et des laissés pour compte complètement perdus qui souffrent dans un monde méprisant d'opulence et où seule la réussite sociale compte... Continuer à agir, à son niveau, avec ses quelques compétences, son expérience et ses idées, est bien plus usant maintenant. J'avoue être désabusé de plus en plus souvent et rêver à une vie simple, tournée vers mes enfants, ma famille, mes amis où je consacrerai enfin du temps à cet autre que j'ai longtemps voulu ignorer et que je 'nai jamais écouté vraiment : Moi.
De l'idée de Nation
“Les nations ne sont pas quelque chose d’éternel. Elles ont commencé. Elles finiront… A l’heure présente, l’existence des nations est bonne, nécessaire même. Leur existence est la garantie de la liberté qui serait perdue si le monde n’avait qu’une loi et qu’un maître.”
Ernest Renan, 1880
Bureau et bibliothèque de l'écrivain Ernest Renan à Tréguier, la maison, belle construction du XVIIe siècle se visite.
De l'écriture
"Quand on écrit bien, on a contre soi deux ennemis : 1° le public, parce que le style le contraint à penser, l'oblige à un travail ; et 2° le gouvernement, parce qu'il sent en vous une force, et que le pouvoir n'aime pas un autre pouvoir."27.10.09
Etre exemplaire, par Bertrand Renouvin
"Des polémiques qui concernent Frédéric Mitterrand, je ne veux rien dire car elles se déroulent dans la confusion des mots, des concepts, des critères de jugement. Les politiques, qu’ils soient militants ou hommes d’État, n’ont pas à se faire professeurs de morale : ils doivent au contraire entendre les leçons des théologiens et des philosophes et se soumettre à des injonctions qui les dépassent infiniment.Une morale pleinement réalisée est l’idéal de la raison politique. Mais si cette intention est prise au sérieux, nous devons nous persuader qu’elle implique un effort révolutionnaire, d’une radicalité qui laissera sans voix nos télé-moralistes. Nous avons souvent montré en évoquant le judaïsme, le christianisme et nos modernes philosophies de la morale que nous sommes aujourd’hui à l’opposé de ce qui est prescrit dans l’ordre de la charité, de la justice, du travail, de l’échange, du prêt, du don, du service rendu à la collectivité, du simple souci d’autrui... Le principe de concurrence, le « management par le stress » sont des logiques de destruction de la personne humaine, de la relation humaine, de la société elle-même. Pourtant, on continue à « traiter » les suicides au travail comme un inconvénient passager, circonscrit, évitable par quelques aménagements dans la mise en condition psychologique des salariés.
Le cirque médiatique offre aux patrons et aux ministres maintes occasions de fuir leurs responsabilités et d’éviter de prendre les décisions radicales qu’impliquerait la « moralisation du capitalisme ». Ainsi, l’affaire Mitterrand fit diversion, par sa nature, non par le calcul de quelques manipulateurs. Elle déclencha un torrent de mots, une cavalcade de postures. Du matin au soir, on nous a parlé de sincérité, d’honneur, d’émotion... C’est le lexique des scènes de ménage. Il est triste de voir souffrir un homme pris au piège de ses propres aveux. Mais cet homme est ministre et ce qu’il nous dit est hors sujet – comme les bavardages bienveillants ou malveillants qui le concernent. La sincérité n’est pas un gage de rectitude politique. L’honneur, nul ne sait ce que c’est : l’individu fixe lui-même ses critères d’honorabilité et se réclame souvent d’une manière d’être aristocratique qui privilégie les grandeurs d’établissement et les jugements du clan. L’émotion n’a pas lieu de s’exprimer car le politique doit parler le langage de la raison, du droit, pour le service de l’État.
Si les responsables politiques voulaient éviter qu’on ne s’emballe plus à l’avenir sur de semblables affaires, il leur faudrait revenir aux vieux principes de la respublica :
Rigueur dans les nominations : un ministre doit être choisi au vu de son dévouement à l’intérêt général. Désigner une personnalité en fonction de son nom, de sa réputation médiatique, de sa séduction personnelle, c’est avouer qu’elle va faire semblant de gouverner, les véritables décisions étant prises à Matignon ou à l’Élysée. Accepter une nomination dans de telles conditions, c’est se rendre complice d’une imposture.
Rigueur dans l’attribution des portefeuilles : on sait depuis l’Antiquité que la politique n’est pas affaire de compétence. Nommer un agriculteur au ministère de l’Agriculture signifie qu’on aura un ministre des agriculteurs et non un homme d’État en charge de la politique agricole de la nation qui doit prendre en compte les agriculteurs mais aussi les échanges internationaux, la santé publique, l’environnement... Même chose pour la Culture : il vaut mieux ne pas avoir une sensibilité d’artiste pour établir un budget et répartir des subventions.
Ascèse du citoyen qui a l’ambition de devenir homme d’État (1). A droite comme à gauche, les exemples ne manquent pas : Michel Debré, Pierre Mendès-France, pour n’évoquer que les disparus. Nous ne savons rien de leur vie privée ni de leurs goûts. Dans leur manière de s’habiller, de serrer des mains, de parler devant un micro ou une caméra, il y avait une retenue qui incitait au respect, à l’admiration, parfois à un attachement passionné lorsqu’ils prenaient tous les risques – pour le pays et pour nous.
Qui ne le voit ? Le temps des grands serviteurs de tous n’est pas encore revenu."
Bertrand Renouvin
(1) Le militant qui sert une cause est dans une autre logique : il n’est un modèle ni pour les législateurs, ni pour les gouvernants.
23.9.09
Relire Yves Heurté pour ni haïr, ni oublier.
une abeille a osé
(Yves Heurté -Mémoire du Mal)
A l'heure où les imposteurs qui nous gouvernent osent se réclamer de l'oeuvre immense et empêchée que fut le Conseil National de la Résistance, à l'heure où un totalitarisme diffus commence d'enfler encore timide mais déjà implacable, je voudrais vous recommander trois ouvrages d'une grande beauté, écrits par un humaniste disparu il y a quelques années, médecin-poète, philosophe et grand marcheur. Sans aucun mauvais esprit et sans vouloir manquer de respect à ceux que le suffrage universel a choisi (j'étais du nombre), lire ce grand monsieur et regarder ce que fut sa vie de service et d'amour, montre combien le french doctor et son maître sont des faussaires, de dangereux faiseurs qui en ne remuant que du vent, tentent de réinventer notre destin. Yves Heurté a vécu son adolescence à Bordeaux, et cette adolescence était du temps de l'occupation allemande et de la résistance, dont il fit partie, sans arrière-pensée, sans calcul, sans esprit partisan.

Bibliographie de l'auteur en cliquant sur son nom dans le texte.
Voir aussi la page qui lui est consacrée sur le site du Centre Régional des Lettres Midi-Pyrénées(ici)et wikipedia(ici)et un billet très complet sur l'excellent blog de Michel Baglin (ici)
15.9.09
La chlordécone empoisonne l'avenir des Antilles
Madame Bachelot était chargée de l'environnement. Le monde entier interdisait - un peu tard - l'usage de la chlordécone, ce puissant pesticide inventé dans les années 50. Plusieurs milliers de tonnes étaient répandus dans le monde jusqu'en 1976, date à laquelle on se rendit compte officiellement de l'accroissement des cancers - notamment du pancréas - dans les zones agricoles où il était utilisé. Une dérogation gouvernementale permit cependant la poursuite de l'utilisation de ce poison en Martinique... Les bananeraies ont ainsi été polluées jusqu'à saturation. Le sous-sol de l'île pollué pour des siècles et l'eau, et la mer. Tant pis pour les nombreux cas d'atteintes neurologiques, l'INRA avait mis en garde le gouvernement devant l'incroyable progression de l'empoisonnement des poissons et des crustacés. Même les américains arrêtent toute utilisation de ce produit ultra-nocif ! Mais la dérogation est maintenue par le gouvernement français contre vents et marées jusqu'en 1993 ! Une plainte est alors déposée qui sera classée très rapidement. La minorité des grands propriétaires blancs, les békés, (2000 personnes) pousse le gouvernement de la métropole à maintenir l'autorisation d'utilisation. Aujourd'hui, principe de précaution oblige, le produit est enfin prohibé, mais le mal est fait pour des siècles. Il faudra en effet plusieurs centaines d'années pour éradiquer les nuisances suscitées par ce pesticide. 4.9.09
La grippe H1N1 : Ils nous prennent vraiment pour des imbéciles.

Pourquoi deux vaccins sinon parce qu'il y a des stocks en réserve et que ne pas les utiliser représenterait une perte sèche pour les laboratoires producteurs (Sanofi-Pasteur, GSK, Novartis, etc...) . Et tout le monde sait que l'industrie pharmaceutique est un lobby puissantissime. Tout le monde sait aussi que derrière une apparence populiste, nos dirigeants (droite et gauche cela s'entend) sont très à l'écoute des financiers et des industriels.
Les horreurs inventées par Georges Orwell dans son roman 1984 ne sont décidément pas loin et ce n'est pas de la fiction.Sans tomber dans la paranoïa des théoriciens du complot, il faut bien reconnaître que nous sommes mal barrés. Principe de précaution, suppression de magistrats trop regardants et trop peu malléables, réflexe sécuritaire des populations, aliénation par les bêtises télévisuelles, le foot et la camelote des supermarchés, journaux gratuits répandant les mêmes infos sans un seul regard critique, sans commentaire ni opinions contraires, utilisation du bling-bling par la classe politique pour se faire aduler ou simplement pour qu'on ne l'oublie pas... Notre société est bien mal en point, et la démocratie véritablement en danger. Ce qu'il lui faut, Messieurs-dames, c'est une bonne grippe !
24.7.09
Ils sont finalement trop drôles !
14.7.09
Les jeunes sont beaux nous dit Frère David
"Le pape est-il infaillible ?".
Nous devons impérativement leur donner les bases nécessaires pour qu'ils aient une colonne vertébrale solide. Serons-nous les parents ou éducateurs qui auront l'Amour suffisant pour conforter leur structuration ? Ou abandonnerons-nous lâchement les devoirs qui nous incombent ? Le Frère David n'évoque pas ces questions. En tant que Dominicain ayant voyagé sur de nombreux continents. Les Jeunes représentent à ses yeux, la braise qui couve sous le Feu. Les Jeunes sont flamboyants. Les Jeunes sont d'une beauté rare qu'il ne faut point détruire. Ils sont les fleurs du jardin de nos connaissances. Ils sont emplis de potentialités insoupçonnées. Telle est l'approche de Frère David Macaire. Telle est ma conviction profonde. Tous deux, nous connaissons bien les Jeunes pour vous affirmer qu'ils ne sont pas ce que les Médias en font. D'ailleurs, bon nombre de discours médiatiques ne servent qu'à entretenir les peurs et refus basiques de nos instincts animaux. Les Chrétiens ou Hommes et Femmes ayant une certaine Hauteur spirituelle ne peuvent se laisser piéger par de tels propos. Les Jeunes sont beaux. A nous d'épanouir dans un Respect absolu la splendeur de leurs métamorphoses. Que cette émission vous donne la Force de mieux comprendre nos chères têtes blondes.

