23.2.12

Un étrange sentiment

Est-ce l'âge qui vient ? Les difficultés du moment pour notre société ? Le monde qui change simplement ? Mais les jours s'amoncellent sans que je puisse me coucher le soir avec la certitude d'avoir accompli quelque chose de bien et d'utile. Les pensées qui me viennent, les rencontres du jour, celles qu'on avait prévu et les autres, les plus riches souvent, qui sont autant d'incroyables coïncidences et nous mettent parfois devant des choix, des décisions, des réflexions qui bousculent notre entendement...
A deux mois des élections présidentielles, je me sens comme beaucoup de mes compatriotes : agacé, dubitatif. Un peu perdu. Il y a ma famille politique de cœur et de raison, l'univers gaulliste d'où la pensée du général est de plus en plus absente, mais vis à vis de laquelle une voix intérieure me susurre le mot "fidélité", il y a cette très ancienne allergie pour la gauche, ces socialistes qui portent depuis trente ans un nom d'emprunt et ne sont que la face à peine rosie de l'ultra-libéralisme que j'abhorre... Rester légitimiste et soutenir le président sortant ? Ne penser qu'à la lignée dont il est issu et qui naturellement, depuis toujours, a mes suffrages et oublier tout ce qui ressemble à de la haute trahison : le libéralisme outrancier qui jette des milliers de gens à la rue et érige l'argent en maître absolu, la démolition pierre après pierre de la Maison France ? l'hypocrisie d'une élite coupée du peuple, l'abandon des grands principes du Conseil National de la Résistance ? L'inculture généralisée et le nivellement par le bas ? Ou bien sanctionner, refuser qu'on continue ainsi avec ce système, ces choix ( le nucléaire par exemple, qui obère l'avenir même de l'humanité au nom de principes économiques à très court terme).
Les trois candidats du système ne devraient-ils pas être totalement, absolument, impérativement, définitivement éliminés et leurs sbires avec eux ? Bayrou m'épouvante, Hollande me répugne et Sarkozy m'a déçu... Difficile situation.
Choisir le moindre mal comme s'apprêtent à le faire nombreux de mes amis, chrétiens démocrates malmenés par la crise mais encore suffisamment à l'abri pour ne pas voir la faillite d'un système qui va imploser tôt ou tard et dont ils seront les victimes ? Ou s'indigner, se révolter et faire un choix radical ?
Entendre les propos des communistes, ceux de Melenchon, de Nicolas Dupont-Aignan, d'Eva Joly, et même de Marine Le Pen et me retrouver dans leurs propos, dans ce qu'ils dénoncent voire même dans ce qu'ils proposent... Je ne sais plus. Je rencontre des gens qui n'iront pas voter. Leur choix est motivé mais il ne sera pas pris en compte et l'absence de leur bulletin ne donnera lieu qu'à un constat sur l'abstention. Idem pour les bulletins blancs... A chaque dépouillement j'y pense : et si nous retirions des petites enveloppes 90% de bulletins blancs ? Qu'en concluraient nos maîtres ? Le système est ainsi fait que ce serait de toute façon parmi les 10% "exprimés" que l'on sortirait le gagnant...
Cette sensation chaque jour que le monde va mal mais que nous avons la lâcheté de laisser les choses empirer, défendant notre pré-carré, nos privilèges et nos avantages. Tant que les rayons des magasins sont remplis, tant que l'essence est à la pompe, que les matchs de foot ne sont pas annulés, tant qu'on peut circule librement et sans trop de danger, tant qu'on a l'impression d'avoir le choix dans toute ce que nous vivons, alors rien ne se passera. Les plus accablés courberont davantage l'échine, les plus sensibilisés aux malheurs des malheureux continueront de se mobiliser sans grands échos, les médias chiens de garde continueront de relayer la Sainte Parole des élites qui sont aux commandes, et nous nous engouffrerons tous vers les nouveaux besoins qu'on nous fabrique pour que puisse continuer à fonctionner le système économique et financier. C'est ce qu'on nomme le progrès et la croissance sans quoi, à entendre l'évangile de nos maîtres, nous ne saurions être heureux et libres...

Illustration : Felix Nussbaum, Mascarade.

10.1.11

Qu'ont-ils à voir ceux qui vous entourent, Monsieur le Président, avec l'esprit de la Résistance ?

Avec tout le respect dû à votre fonction, à ce que vous représentez, à l'homme de conscience et d'intuition que vous êtes, Monsieur le Président, je m'adresse à vous, avec ce que je suis, modeste citoyen éduqué dans le respect de l'homme, la tolérance, l'amour de la paix et de la justice.
Né dix ans après la fin de la guerre, tout comme vous, issu d'une famille venue d'ailleurs, tout comme vous, pétri des valeurs démocratiques et humanistes que le gaullisme a permis à la France de recouvrer, tout comme vous, je suis aujourd'hui, contrairement à vous, atterré par ce que notre pays est en train de devenir, par ce que l'Europe devient. Militant gaulliste depuis ma plus tendre enfance, je viens d'un univers où la Résistance fut dès le début un état d'esprit viscéral et où il s'avère impossible de composer avec la collaboration, avec l'injustice, avec l'inégalité. Comme vous, matériellement et socialement nanti, bien qu'en partie de sang étranger, comme vous encore, je suis corps et âme français et fier de ma patrie. Hélas, je ne puis me reconnaître désormais dans la politique de votre gouvernement ; Je ne puis ouvrir un journal sans me sentir outré par la manière dont est traitée l'information ; je ne puis rester sans m'indigner devant la réduction des libertés individuelles, le développement des inégalités face à la maladie, à l'éducation, au logement, à la retraite. Je ne puis qu'être en colère devant la dictature de moins en moins camouflée des marchés financiers. Chef d'entreprise, je souffre de ne pouvoir embaucher et par là de ne pouvoir aider des jeunes à démarrer dans la vie autrement qu'en pointant au chômage, ces jeunes qu'on accuse de tous les maux et de tous les vices et qui sont réduits à traîner leur ennui sur internet ou dans les bars.
Je ne puis concevoir que l'État soit devenu pauvre et démuni au point de ne plus pouvoir maintenir son rôle premier, qui est de servir et d'aider les plus pauvres et les plus démunis. Je ne puis concevoir que cette Europe que façonnent depuis vingt ans les Marchés et les banques soit celle qu'il faut à nos enfants.
Je ne puis enfin, Monsieur le Président, accepter de voir mot après mot l'Esprit de la Résistance, ces textes fondateurs de notre République, annihilés par ceux qu'en d'autres temps on nommerait des traitres et des collaborateurs, et qui malheureusement vous entourent et orientent la politique de la France. Votre politique. Je ne puis accepter que soient confisqué, récupéré, manipulé l'Esprit qui poussa des milliers d'hommes et de femmes à défendre au prix de leur vie la Liberté. Tout ce que le Conseil National de la Résistance a établi dans la clandestinité conserve son actualité et sa véracité. Avec notre Constitution qu'on aménage, avec la Déclaration Universelle des Droits de l'homme, qu'on trahit, ce sont les bases fondamentales de la démocratie et l'essence même de notre Nation qui sont attaquées.
L'esprit du Général de Gaulle est aujourd'hui cruellement absent des débats et des décisions. Aujourd'hui, devant faire face à de plus en plus de difficultés, dans un monde sous tension, sans le soutien d'une presse réellement libre et honnête, attaqué par d'insidieuses fausses valeurs d'un progrès qui est tout sauf humain, poussé à toujours consommer davantage, le peuple est seul et sans espoir. Il ne croit plus dans aucun discours quand celui-ci émane des politiques et cela est grave.
Les quelques témoins qui subsistent de cet extraordinaire élan vers la liberté et la justice que fut la France Libre, s'acharnent encore et appellent à une nouvelle Résistance. Oh, non pas contre le pouvoir, contre l'autorité, ni contre la République ,mais contre ces ennemis de l'ombre qui ne pensent qu'en terme de profit et de croissance, pour qui l'être humain n'est que marchandise et outil. Vous n'êtes pas de ceux-là, Monsieur le Président, du moins c'est ce que je veux continuer à croire.
Le petit ouvrage de Stéphane Hessel qui se répand partout, qui est lu par de plus en plus de gens, de tous âges, de toutes conditions, et que l'on trouve désormais partout où quelqu'un à un moment ou à un autre pourra le lire et prendre conscience. L'indignation est un premier pas vers le réveil. Prenons garde, Monsieur le Président, a ce que ce Réveil ne se fasse pas dans la violence, tellement ont peu à perdre que le désespoir peut les pousser vers l'action violente. Sans les défendre, je les comprends.
Soyez le premier, Monsieur le Président, à secouer les chaînes qui peu à peu viennent peser sur nos libertés et sur notre avenir. Vous êtes le premier des français, l'enthousiasme qui vous a porté à cette fonction s'est tristement changé en déception, tristesse, écœurement.
Non, ne dites-pas, Monsieur le Président, qu'il s'agit de désinformation, d'erreurs d'interprétations, de mauvais conseillers. Ne restez pas sourd à cet appel qui peu à peu monte du peuple, ce peuple capable de retrouver le souffle des grandes inspirations qui ont fait notre histoire. Soyez à leur tête et avec la Nation toute entière, construisez la France de demain, solidaire et pacifiée, juste et fraternelle. La France éternelle se rassemblera derrière vous, successeur légitime des valeurs authentiques du gaullisme qui, comme pour tous les gens de notre génération, nous a conduit en politique. Pour servir non pas les forces de l'argent, mais le peuple.
Le parti d'où vous venez, le même que le mien, que celui de mon père, ce parti qui fit jaillir l'Ardeur du cœur de Jacques Chaban-Delmas, et fit naître son projet de la "Nouvelle Société", ce parti constitué d'hommes et de femmes épris de liberté, d'égalité et de fraternité, de combattants de la démocratie, ennemis du racisme, de la pauvreté, de l'injustice; tous fiers d'être les enfants d'une des plus grandes nations du monde, qu'est-il devenu aujourd'hui ? Vous aurez beau, Monsieur le Président, demander à ce que les jeunes lisent la dernière lettre d'un jeune innocent sacrifié à la haine fasciste, vous aurez beau faire chanter le Chant des Partisans et citer les mots mêmes du général de Gaulle, plus rien dans le sort qui est fait à la France d'aujourd'hui n'a à avoir avec le gaullisme et à son éthique humaniste.
Vous êtes Monsieur le Président, le chef de l'État et à ce titre, les français doivent vous respecter. Cependant, il est aussi du devoir des français de faire respecter quelque chose de bien plus important que votre fonction, c'est la démocratie, cette belle invention faite de justice, d'entraide et de solidarité. Depuis que j'ai mis - avec enthousiasme - mon bulletin dans l'urne pour vous porter là où vous êtes, je n'ai vu se réaliser que le contraire de ce qu'on m'avait promis. J'ai vu chaque jour, moins de liberté, plus de police, trop de gens mal logés et trop d'appartements vides, des exclus de plus en plus nombreux et des riches de plus en plus riches, et de moins en moins discrets, des pans entiers de notre économie s'effondrer, des jeunes de plus en plus démunis et laissés pour compte sur le chemin de la réussite, angoissés et perdus. J'ai entendu des discours absurdes, des mensonges, des propos infamants tenus par des hauts responsables de l'État sans jamais entendre d'excuses ou de regrets, sans qu'une autorité décide de bannir les auteurs de ces propos contre-nature.
Comme la plupart des français, j'ai du mal à croire désormais ce qui nous est dit, j'ai du mal à considérer positivement la classe politique dans son ensemble, comme d'ailleurs les grands médias. Pour la première fois aussi je ressens parfois la même sensation que celle dont me parlait mon père quand il avait vingt ans sous Vichy : la peur de la police, agressive, omniprésente qui n'inquiète que les honnêtes gens et faire ricaner les autres.
Je souffre, Monsieur le Président, de voir cette atmosphère de fin de civilisation, cette cour pire que sous l'ancien régime, pétrie de privilèges et de mépris et tous ces peuples venus chercher chez nous une main tendue qui désormais se refuse.
Et finalement, je suis bien triste, Monsieur le Président. pas seulement parce que je ne sais pas dans quel monde nos enfants et les enfants de nos enfants seront contraints de vivre. Mais parce que je suis un traitre et un imbécile. J'ai cru en vos discours, Monsieur le Président. J'ai cru que comme en 1974 avec Jacques Chaban-Delmas, tout allait changer avec vous, et que l'esprit de la Résistance continuerait à briller dans le cœur de nos dirigeants pour le bonheur de la France et de l'humanité. Je me suis trompé. Mais je garde espoir, un espoir immense dans les français, dans nos dirigeants, dans tous ceux qui militent au nom du gaullisme. Nous allons nous réveiller de ce mauvais rêve.
Je garde espoir dans les jeunes, et dans les moins jeunes, dans les éducateurs, dans tous ceux qui sont engagés dans les associations, les mères et les grand-mères, tous ceux et toutes celles qui se rendent bien compte que quelque chose ne va pas et qu'il est grand temps d'y remédier., que bientôt il sera trop tard.
Avec vous, à la tête de la Résistance, Monsieur le Président, la France gagnerait et l'esprit du Général de Gaulle serait de nouveau d'actualité, l'Europe redeviendrait ce beau grand rêve d'avant ! Mais je rêve peut-être et sans doute suis-je bien innocent...

9.11.10

Charles de Gaulle, in memoriam

Message du Général de Gaulle, depuis Brazzaville devenue la capitale de la France Libre, lu à l'antenne de la radio , le 11 Novembre 1940. Le Général de Gaulle choisit de s’adresser au défunt Maréchal Foch.

"Maréchal Foch ! Vous dont le corps gît au Caveau des Invalides, mais dont l'âme hante toujours les âmes des soldats français, aujourd'hui 11novembre, un soldat français vient respectueusement vous faire son rapport.

Maréchal Foch ! Vous qui gagnâtes la guerre à force de l'avoir voulu, sachez-le : ceux qui étaient nos chefs ont renoncé à la victoire et nous ont ordonné de nous soumettre à l'ennemi.

Maréchal Foch ! Votre loyauté aussi bien que votre génie vous valurent et nous valurent cet honneur que vous fûtes choisi pour commander toutes les armées de tous les peuples alliés ou associés de la France. Hélas! apprenez-le: ceux qui étaient nos chefs nous ordonnèrent, en pleine bataille, de trahir tous nos Alliés.

Maréchal Foch ! Vous avez toujours enseigné et démontré que l'on n'a pas le droit de se rendre tant qu'il reste des moyens de lutter; c'est ce qu'ont eu le courage de comprendre les Polonais, les Tchécoslovaques, les Belges, les Hollandais, les Norvégiens, les Luxembourgeois, tous les peuples, sans exception, dont le territoire national était aux mains de l'ennemi. Or, je dois vous le dire: ceux qui étaient nos chefs ont rendu l'épée de la France alors qu'il restait à la France un Empire de 60 millions d'hommes, gardé par 500 000 soldats, une aviation redoutable, une magnifique flotte intacte, des Alliés puissants et résolus.

Maréchal Foch ! Vous qui, pas une minute, n'avez cessé de faire face au Nord contre l'ennemi, il faut que vous n'ignoriez pas que ceux qui étaient nos chefs ordonnent aux troupes qui les suivent de se tourner vers le Sud, dans le même sens que l'ennemi, pour venir à bout des Français qui veulent se battre pour la France.

Maréchal Foch! C'est un II novembre que vous avez fixé au front de la Patrie l'auréole de la Victoire. Eh bien! c'est ce II novembre que ceux qui étaient nos chefs viennent de faire à l'ennemi le serment de collaboration.

Mais je n'ai pas à vous rendre compte que de ces choses infamantes, car il y a des soldats, il y a des Français qui, eux, n'y ont point souscrit; il y a des Français, il y a des soldats qui, eux, prétendent les effacer. Nous sommes ces Français, ces soldats, nous les soldats français libres, et puisque ceux qui étaient nos chefs ont, par panique, vieillesse ou désespoir, renoncé à leur devoir, nous avons décidé, dans la honte et dans la douleur, de ne plus les reconnaître.

Nous avons décidé aussi, Monsieur le Maréchal, chef immortel que vous êtes, que nous suivrions votre exemple et que nous vous obéirions, à vous. Nous suivons votre exemple, nous exécutons vos ordres, en refusant de jeter nos armes, en continuant de combattre, là où nous le pouvons et comme nous le pouvons, en remontant peu à peu l'abîme du désastre.

Si nous arrachons, morceau par morceau, l'Empire Français aux "collaborateurs " de l'ennemi, afin de le garder pour la France et d'y trouver des moyens de combat, si nous avons fait déjà rentrer dans la guerre le Tchad, le Cameroun, l'Oubangui, le Congo, nos colonies du Pacifique et, pas plus tard qu'hier le Gabon, c'est pour suivre votre exemple et exécuter vos ordres.

Loyalement unis, comme vous vouliez que les Français le soient, aux Alliés que vous commandiez, rassemblant peu à peu toutes les terres françaises, nous ferons peser dans la guerre une épée chaque jour plus lourde, nous ferons que la Patrie ait sa part dans la victoire et c'est nous qui lui rendrons son honneur, sa grandeur, son bonheur.

Monsieur le Maréchal nous ferons simplement ce que vous avez commandé que des soldats devaient faire, je veux dire : notre devoir. ”

7.4.10

Un reportage censuré en France...

Une vidéo envoyée par des amis suisses. Même en gardant certaines distances, cela fait froid dans le dos. Les choses prennent une drôle de tournure chez nous ces temps-ci. Va-t-on vers un fonctionnement à la Berlusconi ? Il faut espérer que les français sauront réagir. Pour ma part, je suis terriblement embarrassé. J'avais choisi mon camp et voulu voir dans la campagne de Nicolas Sarkozy l'opportunité d'un retour aux vraies valeurs de notre république, telles que le Général de Gaulle les envisageait. Peu à peu, le côté people du président et de son entourage, l'incroyable entreprise de déboulonnage des valeurs au nom du dieu pognon, cet ultralibéralisme qui s'est emparé de notre société et détruit peu à peu les seules valeurs qui comptent, la (vraie) solidarité, l'entraide, la liberté de la presse... Je rêvais d'un monde où l'homme serait de nouveau placé au centre de toutes les préoccupations politiques, sociales, économiques, culturelles. Au lieu de ça, la France est confisquée par les Bouygues, Lagardère et autres Pinault qui n'ont qu'à tendre la main pour ramasser des dividendes dans tous les domaines... Je ne reconnais plus dans Nicolas Sarkozy mon président et je ne voterai ni ne ferai voter pour lui s'il venait à se représenter en 2012 ! Je choisirai l'homme - ou la femme - qui agira avec sincérité et passion pour la France et les Français. Quelqu'un qui redonnera à la fonction la distance et l'impartialité qui convient au Chef de l'État. Pas un chef de parti et un agité médiatique. Mais que sera 2012 ? Quand on voit comment réagissent les italiens qui dans leur majorité soutiennent viscéralement leur président du conseil grossier, vulgaire, malhonnête et prétentieux. Cet homme qui devrait croupir en prison, qui contrôle les médias de son pays et les utilise pour sa propre promotion et la propagande de son parti... Non le président français n'est pas son alter ego et notre système n'est pas celui qui prévaut en Italie. pas encore. Les français sauront réagir à temps ! Cest du moins ce qu'il faut espérer.



Pour prolonger la réflexion sur le sujet : http://www.acrimed.org/article3336.html

31.3.10

L'Europe démocratique, réalité matérielle ou monde virtuel ?

Ou pourquoi nous avons
du souci à nous faire pour nos libertés.

Une note officielle passée quasiment inaperçues de la Banque Centrale Européenne publiée le 19 janvier 2009… Une note par laquelle la dite banque imaginait les conséquences d’une rupture d’un État membre avec la monnaie "unique"… Sur fond de sirtaki ? En son temps, le "Vrai Débat" qualifiait l’évènement de "totalement inaperçu". Dans son introduction, la B.C.E. précisait que "les développements récents ont peut-être accru le risque de sécession, et l'urgence de le considérer comme un scénario possible". C'était avant les évènements en Grèce...

Il est vrai qu’alors plusieurs pays de la zone euro portaient une bien triste mine. La Grèce, bien sûr, avec un déficit supérieur à 12% de son P.I.B., une dette coquette à plus de 115% de son P.I.B. Et pour se consoler la patrie de la Démocratie pouvait loucher en direction de quelques voisins : Portugal, Irlande, Italie ou Espagne, méchamment (et trivialement) par les anglo-saxons les "PIGs"… En janvier 2009, mais bien avant aussi, les esprits les plus bornés pouvaient sans effort se rendre à l’évidence : nous étions aux antipodes des promesses de l’euro ! De cet euro qui était le noble rempart contre la crise. La réalité est tout autre. Mais vivons nous dans un monde réel ? Que ce soit dans les domaines économiques ou sociaux ou autres, les eurolâtres vivent dans un ailleurs suicidaire. Depuis plus de 15 ans ils sont vautrés dans une croissance molle et qu’importe si la récession est, elle, parmi les plus performantes !
"Les pays cités précédemment concentrent toutes les difficultés de la zone euro, en les amplifiant. Privés de leur arme monétaire face à la crise, et ne pouvant compter sur une B.C.E. tenue d'agir selon une «moyenne européenne», ils se retrouvent presque totalement démunis, contraints d'observer sans réagir l'explosion du chômage, de leur dette et l'effondrement de leur économie. C'est pour cette raison, parce que la crise a révélé les failles structurelles de la monnaie unique, que l'édifice européiste apparaît tel qu'il est en réalité : totalement vermoulu."
Mais reconnaissons à cette un grand mérite qui pourrait inciter à quelque vertu : "la dislocation de la zone euro n'est plus seulement virtuelle."

Et les commentaires du "Vrai Débat" de préciser le prix à payer pour la vertu :

" …elle montre aussi combien l'idéologie est en Europe plus forte que les faits : ce document est un violent condensé de menaces contre les pays qui seraient tentés de retrouver leur liberté monétaire, qui nous laisse penser que la solidarité européenne dont se targuent les idéologues de l'U.E. fonctionne tant qu'on accepte de rester dans les clous du projet européiste. Si par malheur un ou plusieurs pays avaient la prétention de s'en écarter, ils devraient subir les foudres d'une superstructure bien décidée à défendre son pré-carré ! Ainsi, alors que rien dans les Traités européens ne le prévoient, la B.C.E. précise que la sortie de la zone euro signifierait l'expulsion immédiate de l'Union européenne...
Elle affirme que "50 ans de construction européenne" ont créé "un nouvel ordre juridique" qui transcende "le concept largement obsolète de souveraineté" et imposent une "limitation permanente du droit des États".
Oui, vous avez bien lu, la Banque européenne avoue explicitement que le concept de souveraineté, fondement de nos démocraties depuis deux siècles, est "largement obsolète" et que les États doivent sans cesse restreindre leur droit (donc leur liberté, au détriment bien évidemment de la démocratie et du libre choix des peuples). Ce contexte posé, la B.C.E. rappelle que "aucun État ne peut espérer un traitement spécial". La flexibilité est bonne pour les autres, notamment les salariés, mais sûrement pas pour l'Europe qui restera, on peut lui faire confiance, droite dans ses bottes...
Ce document est donc intéressant à deux points de vue : il prouve d'abord que l'euro est bien menacé (ce qui représente bien un "risque", comme on l'entend partout en France, mais d'abord pour les eurocrates qui prospèrent sur ce système...), et il montre le vrai visage de l'Union européenne : une machine de plus en plus ouvertement en rupture avec la démocratie et de plus en plus menaçante avec toutes les tentatives de "dissidence". Cette note n'a pas été publiée au hasard. Elle vise à faire pression sur la Grèce, et les autres pays tentés par la restauration de leurs marges de manœuvre monétaires. Il s'agit d'effrayer ces pays en les stigmatisant, et en faisant planer de lourdes menaces sur leur avenir. L'objectif attendu est simple : ces pays devront se soumettre, conserver l'euro, couper à la hache dans leurs dépenses, quitte à sacrifier l'emploi et le social. La Grèce prévoit 22% de chômage cette année. Si on lui appliquait les méthodes de calcul américaines, ce taux avoisinerait les 30%... Mais tant qu'elle reste dans l'euro, tout va bien !
De pertinentes observations qui datent d'il y a plus d’un an… Et une Europe qui montre son vrai visage, loin de celui que nous aimerions voir et auquel nous croyons : "50 ans de construction européenne" ont créé "un nouvel ordre juridique" qui transcende "le concept largement obsolète de souveraineté" et imposent une "limitation permanente du droit des États"... Ne nous demandez plus pourquoi "votre fille est muette"... Tous les Diafoirus européens vous donnent la réponse !

Largement inspiré d'un billet de Portemeont (30/03/2010)

9.11.09

Le 9 novembre 1970

Ce 9 novembre que l'Eglise catholique consacre à la Basilique Saint Jean de Latran fut le jour du coup d'Etat de Bonaparte, le fameux 18 brumaire, celui il y a vingt ans de la chute du mur de Berlin, de plein d'autres évènements. L'un des plus marquants pour moi dont je garde le souvenir avec le plus de mémoire, fut la mort du Général de Gaulle.
Je venais à peine de fêter mes 15 ans, le président allait fêter ses 80 ans à Colombey. Avec des amis, futurs militants, nous voulions lui adresser une carte de voeux... Pour les jeunes gaullistes enthousiastes que nous étions, sa mort, juste après son départ après le référendum sur la décentralisation, les images un peu tristes de son voyage en Irlande, son absence après vingt ans d'omniprésence, c'était beucoup à la fois. Apprendre sa mort fut un choc pour nous comme pour beaucoup de français. Même après mai 68, même dans cette France pompidolienne qui s'enfonçait peu à peu dans la mollesse et la modernité du libéralisme, qui oublierait vite la grandeur des idées du C.N.R et tournerait la page de la Résistance et de la décolonisation... Quatre ans plus tard V.G.E. deviendrait président au lieu de notre candidat de coeur, Chaban (autre chagrin qui nous attrista autant que la victoire de l'Union de la Gauche en 1981).
Ce 9 novembre 1970, je devins vraiment gaulliste et la photo du maire de Bordeaux dans le bureau ovale de la maison blanche en compagnie de J.F.Kennedy devint le pendant, sur la cheminée de ma chambre, du portrait du général que, sans peur du ridicule, j'ornais d'un ruban noir... Les années sont passées et le respect que je portais enfant au général comme à Jacques Chaban-Delmas, est resté aussi fort. Que diraient-ils tous deux de la France d'aujourd'hui et de ses dirigeants ?

8.11.09

No pain, no game ?

"Car en-deçà du bruit et de la fureur, l'histoire de notre humanité n'est qu'un lumineux tissu de solidarités secrètes."
Christiane Singer

Depuis mon plus jeune âge, j'aime participer au mouvement du monde, réfléchir aux choses, créer, bâtir. Le monde associatif m'a permis de mettre en pratique mes idées, de concrétiser mon envie de servir. Il y eut ainsi une assez ridicule "Société Philantropique du Bon Goût" dont l'objet était la propagation de la culture et du goût parmi les jeunes. Nous nous réunissions dans la grande salle à manger de la maison de mes parents aux hautes boiseries, et très sérieusement les jeunes lycéens que nous étions, élaborions des théories fumeuses sur les moyens à mettre en oeuvre pour faire aime Shakespeare et Racine plutôt que les feuilletons américains diffusés à la télévision (déjà), pour maintenir les traditions culinaires et les règles de politesses que nous trouvions immuables. Cette premire association n'eut qu'un temps. Puis vinrent les premières années étudiantes, avec d'autres, mes condisciples à sciences po, c'était dans les cuisines de nos maisons (les Chartrons et les abords du Jardin Public sont dotées de maisons aux cuisines en sous-sol ou en rez de chaussée, autrefois peuplées de cuisinières landaises et de soubrettes bretonnes, qui faisaient nos délices). Entre deux assiettées de jambon de pays et de lamproie à la bordelaise, nous étions les enfants des burgraves comme nous appelait Chaban. Chacun d'entre nous voulait être maire de Bordeaux. Le serions-nous tour à tour ou tous ensemble ? Aucun de nous jusqu'à présent ne l'a été ! Et puis  tout ce dont nous rêvions pour la ville Alain Juppé l'a fait... Ceux qui lui succéderont un jour - et ils seront plus jeunes que nous - n'aur'ontplus qu'un simple rôle de gestionnaire. Le bâtisseur, c'était lui. Nos réunions étaient souvent houleuses. il y avait Paul-Marie Couteaux, devenu député européen et auteur de nombreux livres, Xavier Larnaudie, le plus jeune et le plus brillant d'entre nous, Hervé Couteau-Bégarie, Sylvestre Allain-Dupré, d'autres encore... Lassés de chercher de nouvelles théories pour rebâtir le monde, nous avons pris chacun le chemin de l'accomplissement personnel. Etudiant engagé spirituellement, formé à Taizé, j'organisais aussi un "Groupe Oecuménique d'Etudiants", qui pendant des années se réunissait une fois par semaine, le lundi soir, pendant une demie-heurepour un temps de silence et de méditation. Les années passèrent, et je fondais "Aquitaine Jeunesse Idées Loisirs", histoire d'organiser des voyages entre copains, puis des expositions, des concerts. Ce fut la Première Semaine de Venise, qui n'eut pas de suite faute de moyens, et fit venir à Bordeaux le maire de Venise (son adjoint en fait) qui proposa un jumelage que personne alors ne prit au sérieux. Il y eut Venise cité du Cinéma, les Journées de la Francophonie, le Festival des Lettres d'Amour, la découverte de Joffo, de Kachtihi, de Jean Marc Comby... Puis avec les années de maturité, la PEEP, où je suis toujours (mon fils est à Montaigne et je siège à l'Union Départementale), les "Amis du Jardin Public" (ce jardin magnifique n'est plus que l'ombre de lui-même et les jardiniers attérés de n'avoir plus assez de moyens), l'Association des Parents d'Elèves du Conservatoire de Bordeaux, la Maison de Retraite Protestante...

Aujourd'hui, à 54 ans, c'est indubitablement le moment de faire des bilans. J'ai souvent sacrifié ma vie professionnelles à mes activités associatives. Parce que cela me passionnait, parce que j'avais l'impression d'agir et de contribuer bien mieux qu'en me contentant de mettre mon bulletin dans une urne quand l'Etat me le demande, bien plus qu'en m'inscrivant dans un parti politique ou une confrérie plus discrète. Mais, est-ce l'âge ou les temps qui changent, mes engagements, même les plus passionnants, me laissent désormais un goût parfois amer. Rien n'est jamais assez bien pour les autres, ceux qui ne mouillent pas leur chemise comme j'ai pu le faire, il y a toujours quelqu'un pour trouver à redire et le manque d'aide et de bonnes volontés, parfois simplement de bras, me contraignent à tout faire tout seul avec le risque de mal faire ou pire, de me tromper.

J'en arrive donc à me demander s'il ne vaut mieux pas rentrer dans le rang, vaquer à mes occupations personnelles, m'intéresser à ce qui peut contribuer à mon enrichissement moral et spirituel, et d'un point de vue matériel, ne plus me préoccuper que des miens, de leur confort et de leur avenir. L'exemple de mon père pour qui le service des autres était une véritable obsession, un sacerdoce, reste pourtant très présent. Il est mort d'avoir subi trop de critiques, trop de méfiance et entendu trop de médisances, quand il ne pensait qu'à autrui et sacrifia des pans entiers de sa vie familiale et sociale pour servir et aider. Mais il vivait dans un monde aujourd'hui disparu. Notre société en est arrivée à des attitudes bien paradoxales. Elle a besoin qu'on institutionnalise la solidarité pour se souvenir qu'il y a au coin de la rue un vieillard solitaire qui n'a plus de famille, des étrangers en difficulté, des malades et des pauvres et des laissés pour compte complètement perdus qui souffrent dans un monde méprisant d'opulence et où seule la réussite sociale compte... Continuer à agir, à son niveau, avec ses quelques compétences, son expérience et ses idées, est bien plus usant maintenant. J'avoue être désabusé de plus en plus souvent et rêver à une vie simple, tournée vers mes enfants, ma famille, mes amis où je consacrerai enfin du temps à cet autre que j'ai longtemps voulu ignorer et que je 'nai jamais écouté vraiment : Moi.

De l'idée de Nation

“Les nations ne sont pas quelque chose d’éternel. Elles ont commencé. Elles finiront… A l’heure présente, l’existence des nations est bonne, nécessaire même. Leur existence est la garantie de la liberté qui serait perdue si le monde n’avait qu’une loi et qu’un maître.”

Ernest Renan, 1880



Bureau et bibliothèque de l'écrivain Ernest Renan à Tréguier, la maison, belle construction du XVIIe siècle se visite.


De l'écriture

"Quand on écrit bien, on a contre soi deux ennemis : 1° le public, parce que le style le contraint à penser, l'oblige à un travail ; et 2° le gouvernement, parce qu'il sent en vous une force, et que le pouvoir n'aime pas un autre pouvoir."

Lettre de Flaubert à Maupassant, le 16 février 1880.

27.10.09

Etre exemplaire, par Bertrand Renouvin

Je n'ai pu résister au plaisir de vous faire partager le bonheur qu'il y a souvent à lire les éditoriaux de Bertrand Renouvin dans sa revue "Royaliste". Voici la dernière réflexion que nous livre ce penseur libre et brillant, parue dans le numéro 955 daté du 19 octobre 2009 :

"Des polémiques qui concernent Frédéric Mitterrand, je ne veux rien dire car elles se déroulent dans la confusion des mots, des concepts, des critères de jugement. Les politiques, qu’ils soient militants ou hommes d’État, n’ont pas à se faire professeurs de morale : ils doivent au contraire entendre les leçons des théologiens et des philosophes et se soumettre à des injonctions qui les dépassent infiniment.

Une morale pleinement réalisée est l’idéal de la raison politique. Mais si cette intention est prise au sérieux, nous devons nous persuader qu’elle implique un effort révolutionnaire, d’une radicalité qui laissera sans voix nos télé-moralistes. Nous avons souvent montré en évoquant le judaïsme, le christianisme et nos modernes philosophies de la morale que nous sommes aujourd’hui à l’opposé de ce qui est prescrit dans l’ordre de la charité, de la justice, du travail, de l’échange, du prêt, du don, du service rendu à la collectivité, du simple souci d’autrui... Le principe de concurrence, le « management par le stress » sont des logiques de destruction de la personne humaine, de la relation humaine, de la société elle-même. Pourtant, on continue à « traiter » les suicides au travail comme un inconvénient passager, circonscrit, évitable par quelques aménagements dans la mise en condition psychologique des salariés.

Le cirque médiatique offre aux patrons et aux ministres maintes occasions de fuir leurs responsabilités et d’éviter de prendre les décisions radicales qu’impliquerait la « moralisation du capitalisme ». Ainsi, l’affaire Mitterrand fit diversion, par sa nature, non par le calcul de quelques manipulateurs. Elle déclencha un torrent de mots, une cavalcade de postures. Du matin au soir, on nous a parlé de sincérité, d’honneur, d’émotion... C’est le lexique des scènes de ménage. Il est triste de voir souffrir un homme pris au piège de ses propres aveux. Mais cet homme est ministre et ce qu’il nous dit est hors sujet – comme les bavardages bienveillants ou malveillants qui le concernent. La sincérité n’est pas un gage de rectitude politique. L’honneur, nul ne sait ce que c’est : l’individu fixe lui-même ses critères d’honorabilité et se réclame souvent d’une manière d’être aristocratique qui privilégie les grandeurs d’établissement et les jugements du clan. L’émotion n’a pas lieu de s’exprimer car le politique doit parler le langage de la raison, du droit, pour le service de l’État.

Si les responsables politiques voulaient éviter qu’on ne s’emballe plus à l’avenir sur de semblables affaires, il leur faudrait revenir aux vieux principes de la respublica :

Rigueur dans les nominations : un ministre doit être choisi au vu de son dévouement à l’intérêt général. Désigner une personnalité en fonction de son nom, de sa réputation médiatique, de sa séduction personnelle, c’est avouer qu’elle va faire semblant de gouverner, les véritables décisions étant prises à Matignon ou à l’Élysée. Accepter une nomination dans de telles conditions, c’est se rendre complice d’une imposture.

Rigueur dans l’attribution des portefeuilles : on sait depuis l’Antiquité que la politique n’est pas affaire de compétence. Nommer un agriculteur au ministère de l’Agriculture signifie qu’on aura un ministre des agriculteurs et non un homme d’État en charge de la politique agricole de la nation qui doit prendre en compte les agriculteurs mais aussi les échanges internationaux, la santé publique, l’environnement... Même chose pour la Culture : il vaut mieux ne pas avoir une sensibilité d’artiste pour établir un budget et répartir des subventions.

Ascèse du citoyen qui a l’ambition de devenir homme d’État (1). A droite comme à gauche, les exemples ne manquent pas : Michel Debré, Pierre Mendès-France, pour n’évoquer que les disparus. Nous ne savons rien de leur vie privée ni de leurs goûts. Dans leur manière de s’habiller, de serrer des mains, de parler devant un micro ou une caméra, il y avait une retenue qui incitait au respect, à l’admiration, parfois à un attachement passionné lorsqu’ils prenaient tous les risques – pour le pays et pour nous.

Qui ne le voit ? Le temps des grands serviteurs de tous n’est pas encore revenu."


Bertrand Renouvin

(1) Le militant qui sert une cause est dans une autre logique : il n’est un modèle ni pour les législateurs, ni pour les gouvernants.